L’apparition d’une mousse blanche sur certaines parties du fleuve Yarkon à Tel Aviv, mardi, a entraîné de nouvelles plaintes déplorant que les eaux usées puissent continuer à s’écouler dans le cours d’eau naturel le plus long du pays et ce malgré les efforts continus destinés à le nettoyer.

Motti Elmaliach, président du groupe des Voisins du Yarkon, a indiqué qu’une mousse blanche avait recouvert la rivière dans le secteur de Tel Aviv.

« Malgré le fait que l’état a investi la somme de 100 000 shekels pour dépolluer le Yarkon, la pollution du fleuve apparaît encore et encore toutes les semaines et le Yarkon est redevenu un canal d’eaux usées », déplore-t-il.

« Il est temps que l’Etat trouve une vraie solution à la pollution du fleuve ».

Il y a environ six mois, des milliers de poissons ont été retrouvés morts à la surface de l’eau après que des eaux usées se sont écoulées dans le fleuve.

L’Autorité chargée du fleuve Yarkon a déclaré que la mousse avait été causée par les toutes premières pluies dans le pays du début de la semaine, qui ont nettoyé la poussière, les huiles, les carburants et autres substances qui se sont déversées dans le fleuve.

Ces pluies ont également sali l’eau du fleuve Kishon, dans le nord d’Israël, mardi après-midi, a fait savoir le site d’information Ynet, l’Autorité de l’eau de Kishon ayant rapporté la présence d’huile usée dans l’un de ses affluents à Haïfa.

« Le personnel de l’Autorité s’occupe de cette pollution », a fait savoir un communiqué.

Le communiqué a expliqué que des fortes pluies ont apparemment fait s’écouler des polluants des systèmes de drainage de la zone dans le courant. Un équipement particulier a été amené pour pomper l’huile.

Les Juifs prient sur les rives du fleuve Yarkon à Tel Aviv, le 28 septembre 2017, pour le rituel de Tashlich, durant lequel les pratiquants jettent symboliquement leurs péchés dans l'eau (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Les Juifs prient sur les rives du fleuve Yarkon à Tel Aviv, le 28 septembre 2017, pour le rituel de Tashlich, durant lequel les pratiquants jettent symboliquement leurs péchés dans l’eau (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)