La police de la ville du sud de Beer Sheva recherchait jeudi une femme portant une robe bédouine, après des suspicions déclenchées par une note qu’elle a laissée à un garde du centre commercial local.

La note, écrite en hébreu, portait des versets coraniques et des extraits de prières musulmanes, provoquant des peurs qu’elle puisse annoncer une attaque terroriste, a annoncé la radio militaire. Après avoir laissé la note au centre commercial du Néguev, la femme est partie.

Les tensions se sont exacerbées dans la capitale du désert du Néguev depuis une attaque terroriste en octobre à la station de bus de Beer Sheva dans laquelle deux personnes ont été tuées et 11 blessées.

Dans l’incident, Muhanad Alukabi, un Bédouin, était entré dans la station de bus avec un couteau et une arme à feu et avait commencé à attaquer des personnes, tuant le sergent Omri Levy, avant d’être tué dans un échange de feu avec la police.

Haftom Zarhum, un Erythréen de 29 ans qui avait été pris pour un terroriste, avait été blessé et brutalement frappé par des passants. Il avait été découvert plus tard qu’Alukabi avait été en contact avec le Hamas.

L’assassinat d’un Erythréen par une foule en colère d’Israéliens, combiné avec le contexte bédouin du terroriste, avait déclenché de la colère, des condamnations et des introspections dans les communautés respectives.

Haftom Zarhum, 29 ans, est mort à l’hôpital de Soroka à Beer Sheva après qu’un officier de sécurité qui l’avait pris pour un terroriste lui ait tiré dessus et que la foule l'ait frappé (Crédit : autorisation)

Haftom Zarhum, 29 ans, est mort à l’hôpital de Soroka à Beer Sheva après qu’un officier de sécurité qui l’avait pris pour un terroriste lui ait tiré dessus et que la foule l’ait frappé (Crédit : autorisation)

En début de mois, la police avait arrêté un homme non armé dans la station de bus de Beer Sheva parce qu’il correspondait à la description d’un homme suspecté d’avoir prévu des attaques.