Une équipe d’humanitaires israéliens opère au Vanuatu, l’archipel du Pacifique touché la semaine dernière par un ouragan.

Suite au besoin urgent d’assistance, les agences humanitaires et la communauté internationale se sont mobilisées pour fournir des secours. Parmi les nombreux groupes opérant sur le terrain, se trouve l’ONG israélienne IsraAID, qui a envoyé une équipe immédiatement après que Vanuatu a déclaré l’état d’urgence, le 15 mars.

L’équipe, parrainée par l’American Jewish Committee et la Fondation Ted Arison, s’est d’abord rendue à la capitale Port-Vila pour évaluer la situation et rencontrer des responsables locaux et des agences des Nations Unies afin de mieux coordonner les efforts.

Dans un communiqué publié samedi, l’organisation précise que ses équipes ont rapidement rejoint les zones les plus dévastées par le cyclone qui se situent en dehors de la capitale, afin d’aider les habitants sans eau ni nourriture.

Vanuatu, un petit archipel de près de la moitié de la taille d’Israël, situé à environ 2 000 km au large de la côte orientale de l’Australie, a été frappé le 13 mars par un cyclone de catégorie 5 qui a provoqué une destruction généralisée .

Le petit pays se retrouve maintenant face à une crise humanitaire potentielle.

Au moins onze personnes sont mortes et 166 000 autres ont été touchées – un chiffre énorme pour un territoire de 270 000 habitants.

En appelant les responsables d’IsraAID à l’aide, le député local John Amos a décrit la situation désastreuse des habitants de Tongoa, une île des îles Shepherd. « Nous n’avons pas de fournitures, pas de nourriture, pas d’eau potable. La nuit dernière, trois enfants sont morts. S’il vous plaît aidez-nous. »

Les efforts de secours, cependant, s’avèrent être une tâche ardue pour les travailleurs humanitaires en raison du grand nombre de personnes éparpillées à travers des dizaines d’îles. « Il y a tellement d’îles ici, c’est un cauchemar logistique », a expliqué Yotam, qui dirige la mission d’IsraAID.

« La meilleure chose que nous puissions faire maintenant, c’est de répondre à chaque appel et d’essayer d’atteindre autant de personnes que possible. Le temps joue contre nous, mais nous allons faire tout notre possible pour les aider. »

Bien que d’autres organismes d’aide se soient mobilisés pour distribuer des aliments, de l’eau et des soins, l’accès à l’eau potable est une préoccupation après que les sources d’eau souterraines ont été contaminées par la tempête.

Selon l’ONU, 65 000 personnes ont besoin d’abris temporaires d’urgence et les réserves de nourriture et d’eau s’épuisent rapidement.