Un forum de dirigeants communautaires nationaux a lancé une campagne jeudi, pour tenter de faire changer l’opinion publique par rapport au divorce juif.

Le groupe promeut des réformes sur la manière de traiter des femmes à qui on refuse le divorce juif, dans le cadre du système promu par la cour rabbinique.

Beit Hillel est une organisation qui a été fondée en 2012 pour combattre l’extrémisme religieux et relier les laïcs et les religieux.

L’organisation devrait prochainement publier et distribuer des propositions sur les manières de réduire le nombre d’agunot, [femmes à qui le divorce est refusé], dans le pays.

Yardena Cope-Yossef, la gestionnaire de la campagne pour Beit Hillel, a affirmé que la discussion sur le problème des agunot, était impérative afin d’obtenir du changement. Elle a demandé aux dirigeants communautaires de s’unir pour trouver une solution viable au problème.

« Il ne s’agit pas que d’un problème pour les femmes, c’est un problème pour tous, même les hommes, et dans tous les milieux. Nous devons nous unir pour régler le problème des agunot, » a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Selon la loi juive, une femme dont le mari refuse de délivrer le Guet, [acte de divorce religieux], ne peut pas se remarier.

Dans un mémorandum publié mercredi 5 février, pour la relecture par les députés de la Knesset, la ministre de la Justice Tzipi Livni a suggéré qu’un accord prénuptial – soit une version officielle délivrée par le ministère de la Justice, soit une version différente créée par un organe indépendant – soit fournie à chaque couple qui se présenterait au bureau d’enregistrement des mariages.

« L’accord prénuptial a été instauré par des grands rabbins et des érudits de la Torah partout dans le monde, » est-il écrit dans le mémorandum de Tzipi Livni.

La législation proposée donnerait à l’époux, opposé au divorce, une période de six mois pour négocier avec son ou sa partenaire.

Le mois dernier, la Knesset avait approuvé en lecture préliminaire une proposition de loi pour allonger la peine maximale de prison pour les maris récalcitrants qui refusent le divorce religieux à leur femme.

La proposition de loi est soutenue par la députée du parti Meretz, Michal Rozin. Elle modifierait la juridiction des cours rabbiniques, qui ont actuellement l’autorisation d’imposer des sanctions financières, de confisquer les passeports et de demander l’arrestation et l’emprisonnement des maris non-coopérants jusqu’à 10 ans.

Selon la nouvelle loi, les autorités rabbiniques pourraient faire enfermer les maris récalcitrants pendant une période de 20 ans.

Les sanctions sévères visent à diminuer le nombre de cas de refus de Guet et à aider les femmes piégées dans des mariages, selon la proposition.

Marissa Newman a contribué à cet article.