Les signataires pressent Washington de poursuivre pour trahison les 47 sénateurs républicains qui ont écrit aux dirigeants iraniens concernant les négociations sur le nucléaire.

Les parlementaires ont provoqué une tempête politique avec leur lettre ouverte, publiée lundi, qui avait pour but affiché de prévenir l’Iran que tout accord international sur le nucléaire pourrait être renversé par le prochain président, notamment si le Congrès n’y avait pas donné son aval.

La Maison Blanche a pour politique de répondre aux pétitions créées sur son site lorsqu’elles atteignent 100 000 signatures, offrant une occasion supplémentaire au président Barack Obama de condamner une lettre qu’il a déjà déclarée inappropriée.

Selon la pétition, les 47 sénateurs – dont trois candidats potentiels à la présidentielle de 2016 – ont « commis un acte de trahison en violant la loi Logan datant de 1799 qui empêche les citoyens non autorisés de négocier avec des gouvernements étrangers. »

Personne n’a jamais été accusé en vertu de la loi Logan depuis 1803, et il est inconcevable que les sénateurs républicains finissent derrière les barreaux.

La pétition met cependant en évidence la nature très controversée de la lettre des sénateurs, que même certains élus républicains ont déplorée.

Les négociations avec la République islamique « sont déjà assez difficiles comme ça, je ne pense pas qu’il était approprié de rendre les choses plus compliquées », a estimé le sénateur républicain Jeff Flake, l’un des sept républicains de la chambre haute du Congrès à n’avoir pas signé la lettre, sur la radio NPR.