Une pièce de théâtre récemment diffusée sur la chaîne télévisée égyptienne Al-Hayat suggère que le Mossad a provoqué le soi-disant printemps arabe afin de créer la désunion dans le monde arabe.

Les Israéliens sont dépeints comme grotesques, embrassant les stéréotypes juifs.

La pièce, dont des extraits ont été traduits par l’Institut de recherche sur les médias au Moyen Orient MEMRI, est intitulée « L’espion. » Elle se déroule dans les locaux des bureaux du Mossad en Israël. Plusieurs dirigeants supposés de l’agence israélienne d’espionnage y figurent – tous des caricatures de Juifs orthodoxes barbus et portant des péot – complotant contre le monde arabe.

« Tout ce que nous voulons, c’est conquérir le monde, » dit un des personnages, Binyamin – tous les personnages masculins sont appelés Binyamin – avant de faire un geste de la main, semblant de griffes.

Le geste est alors répété par d’autres « dirigeants du Mossad » avant de chanter « longue vie à Israël » et de danser sur « Hava Naguila. »

Le groupe discute ensuite d’une « opération d’espionnage à grande échelle pour semer la zizanie » qui se déroulera en Égypte dans un effort pour lancer les révolutions à travers le monde arabe.

Ils se vantent de leurs connaissances sur tous les événements en Égypte à l’aide de Facebook et de Twitter, en jacassant tout du long.

Mardi, l’Égypte a annoncé le procès de quatre hommes qui avaient espionné au profit de l’État d’Israël.

Le procureur général Hisham Barakat prétend que deux des hommes sont des agents du Mossad qui sont toujours recherchés et les deux autres sont des Égyptiens, en garde à vue, qui travaillaient pour l’État juif.

Le procureur de l’État a révélé l’identité des accusés : Ramzy Mohamed, Sahar Ibrahim, Samuel Ben Zeev et David Wiseman, et a identifié les deux derniers comme « officiers du Mossad israélien, » selon un communiqué officiel publié via l’agence de presse Reuters.

Les quatre hommes ont été « renvoyés à un tribunal criminel au Caire pour espionnage pour le compte de l’État d’Israël, » était-il écrit dans le communiqué.

Les deux Égyptiens sont en garde à vue et les autorités ont publié des mandats d’arrêt pour les Israéliens.