L’écrivain Gérard Guerrier s’est fait un devoir de mettre en lumière la vie prospère, optimiste, et héroïque de Jean Lippmann, une figure du maquis juif français.

« À Nice dans les années 1920 et 1930, Jean Lipmann a tout pour incarner la réussite : officier pendant la Grande guerre, décoré de la Légion d’honneur, huissier aisé, chef de famille heureux, il passe ses vacances dans son chalet de la Foux d’Allos, dans le Haut-Verdon, » raconte le Crif qui relate la sortie du livre.

Le 15 août 1943, en pleine guerre, Jean Lippmann, sa fille et ses deux grands fils, font l’ascension de la Grande Séolane dans les Alpes du Sud. Malgré les menaces qui pèsent sur leur destin, l’atmosphère est joyeuse. En quelques semaines pourtant, leur destin bascule avec l’arrivée des commandos nazis, chasseurs de Juifs emmenés par Aloïs Brunner.

La famille Lippmann prend le maquis dans les montagnes de l’Ubaye. Ils hivernent là.

En symbiose avec les montagnards, ils multiplient les reconnaissances à peau de phoque, raconte les Editions Paulsen qui publie le livre de Guerrier.

A travers sa recherche biographique sur les pas de la famille Lippmann, l’auteur dessine aussi le portrait de cette résistance montagnarde – et ses zones d’ombres – du Haut-Verdon.