La Knesset reprendra ses activités lundi après ses vacances de printemps. Une session spéciale sur l’état des négociations de paix aura lieu.

Selon le site de la Knesset, plus de 25 députés ont demandé l’organisation de la session intitulée « La crise des négociations avec les Palestiniens. » Les députés discuteront aussi de « L’échec du gouvernement concernant la libération de Jonathan Pollard. »

Les pourparlers de paix stagnent depuis deux semaines. L’Autorité palestinienne a en effet refusé d’accepter l’accord-cadre américain pour prolonger les négociations au-delà de la date butoir du 29 avril.

En outre, Israël a refusé de libérer le dernier groupe de prisonniers le 29 mars, comme convenu avant la relance des négociations en juillet 2013.

Les ministres israéliens se sont récemment accusés les uns et les autres, accusant leurs rivaux de l’échec des négociations.

La négociatrice en chef israélienne, la ministre de la Justice Tzipi Livni, a accusé samedi le ministre du Logement Uri Ariel (Habayit Hayehudi), d’avoir délibérément « torpillé » ses efforts pour la paix avec les Palestiniens.

Elle a également indiqué que les États-Unis étaient trop impliqués dans le processus, alors que davantage de temps devrait être consacré aux dialogues directs entre Israéliens et Palestiniens.

Elle s’en est également prise à Abbas pour n’avoir pas respecté leur cadre convenu des négociations. Il semblerait que Livni n’ait plus confiance en la reprise des négociations suite à la crise.

Ariel a répondu samedi que la ministre de la Justice avait « lamentablement échoué et cherche maintenant à remettre la faute sur qui que ce soit sauf elle. »

« Je consseille à la ministre Livni de suivre l’adage des sages – le silence est une voie vers la sagesse, » a indiqué Ariel.

Mais les négociations de paix pourraient reprendre sous peu, car les deux parties comprennent qu’il s’agit de leur dernière chance pour arriver à un accord, a affirmé dimanche un haut responsable israélien à Yedioth Aharonoth.

La crise actuelle pourrait déboucher sur le retrait du soutien des négociations de la part des Américains. « Nous devons trouver un moyen de ne pas mettre fin à ces négociations, » a indiqué la source, avant d’ajouter que la possible libération de Jonathan Pollard destinée à ramener les deux parties autour de la table, n’était pour le moment plus d’actualité.

Depuis mercredi, depuis l’arrêt des négociations, les réunions visant à relancer les pourparlers se suivent. Mais la balle est toujours dans le camp des Palestiniens, affirme un autre haut responsable israélien.

Si l’AP insiste sur la libération du dernier contingent de prisonniers, censée être une mesure de renforcement de confiance par Israël, il y « aura un problème. »

La source demande aux Palestiniens d’être plus flexibles, mais ajoute qu’il « semble impossible » que les Palestiniens retirent leur demande de libération, refusée par Jérusalem.

Le congé de la Knesset a commencé le mois dernier et devrait continuer jusqu’à la session estivale du 11 mai.

Gavriel Fiske et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.