Une société biomédicale en Israël a annoncé qu’elle a réussi, pour la première fois, à greffer un os humain, artificiellement élaboré chez un groupe de patients qui présentaient une perte osseuse.

Dans un communiqué diffusé lundi, Bonus BioGroup a déclaré que le greffon semi-liquide injecté dans les joues de 11 patients durant la première phase de l’essai clinique au début de l’année a fusionné avec l’os existant et a comblé les trous dans le maxillaire dégénérescent.

« Pour la première fois au monde, la régénération osseuse rapide, efficace et sécurisée, à l’aide d’une seule injection d’un greffon vivant et en pleine croissance, transplanté dans un os humaine a été une réussite », a déclaré la société.

Des scientifiques à Haïfa fabriquent le tissu osseux à greffer au moyen d’une technique novatrice. Il prélèvent des cellules adipeuses chez les patients par liposuccion. Une fois que les cellules adipeuses ont été cultivées en cellules osseuses matures, le tissu est réinjecté dans les os dégénérescents des patients.

Étant donné que les greffons sont prélevés chez les patients, ces procédures éliminent quasiment la question du rejet, courant dans les greffes.

Cette avancée de la société BioGroup a été présentée à la conférence internationale de chirurgie buccale et maxillo-faciale qui s’est tenue à Madrid lundi.

En 2013, le PDG de BioGroup, Shai Meretzki, avait prédit au Times of Israel que la greffe d’os par injection changerait drastiquement la façon dont les médecins gèrent les problèmes d’ordre orthopédique dans la réparation des os.

Shai Meretzki, PDG de Bonus BioGroup(Crédit : autorisation)

Shai Meretzki, PDG de Bonus BioGroup(Crédit : autorisation)

Meretzki avait dit à l’époque que la procédure pourrait également être développée pour remplacer les articulations, ce qui pourrait aider des millions de personnes âgées à retrouver leur liberté de mouvement.

« Notre méthodologie de régénération osseuse est un outil puissant qui permet de traiter une variété de pathologies des articulations sans risques de rejets ni d’échecs de la chirurgie, comme c’est actuellement le cas avec le remplacement des os et les prothèses », avait-il déclaré.