Une synagogue et une mosquée canadiennes ont uni leurs forces pour aider une famille de réfugiés syriens à fuir la guerre civile syrienne et les installer à Toronto, d’après CBC News.

« Un groupe de musulmans et un groupe de juifs ont montré à la communauté, montré au pays, et, espérons-le, montré au monde que les personnes pouvaient être différentes [mais qu’] elles ont beaucoup en commun », a déclaré selon CBC Alireza Torabian, président des partenariats de la mosquée.

« Nous devons construire notre communauté, nos relations, nos pays, sur la base des aspects communs que nous partageons. »

Andew Hazen, membre de la synagogue Har Zion, s’est associé avec le centre islamique de l’imam Mahdi l’hiver dernier, dans l’idée de parrainer une famille. Les deux communautés ont soutenu la coopération.

« Nous essayons de sauver une famille d’une zone de guerre, mais aussi, d’une certaine manière, de montrer que le Canada est un endroit dont nous pouvons être fiers », a déclaré Hazan.

Vue aérienne de Toronto, au Canada. (Wikimedia Commons)

Vue aérienne de Toronto, au Canada. (Wikimedia Commons)

Les deux communautés ont récolté plus de 45 000 dollars pour financer le loyer et les dépenses de la famille, et des représentants ont passé deux semaines à visiter des maisons qui conviendraient à une famille de neuf personnes. Elles ont également travaillé de pair pour meubler la maison.

Un membre de la famille a quitté la Syrie avant le début du conflit pour étudier à l’université de l’Arkansas, aux Etats-Unis. Elle pensait rentrer chez elle quand la guerre civile a éclaté.

« J’étais si inquiète pour ma famille », a déclaré Rasha Elendari, selon CBC. « Je voulais être avec eux, avec ma famille à ce moment. »

Ses sœurs, Manya Elendari et Feras Azzam, habitaient à Damas quand la guerre a commencé. Les bombardements les ont poussées à fuir vers le sud, vers la maison de leurs parents à Sweida, dans le sud du plateau du Golan syrien.

« La situation n’était pas si mauvaise, mais mes parents étaient actifs dans la société civile et les organisations humanitaires, ce qui leur a causé beaucoup de problèmes venant des forces de sécurité [du gouvernement] », a déclaré Rasha Elendari.

Elle a déclaré que le régime du président syrien Bashar el-Assad avait arrêté son père car il avait hébergé une famille déplacée chez lui.

Après un bombardement proche de leur maison à Sweida, ils ont décidé de fuir, d’abord vers le Liban, puis en Turquie.

Rasha Elendari a commencé à chercher un moyen pour faire venir ses proches au Canada. Cette semaine, ils l’ont rejointe, aux côtés de 35 000 réfugiés syriens venus s’installer au Canada, parrainés par le gouvernement, par des individus ou des associations.