Un juge de Detroit a ordonné un nouveau procès pour une Palestinienne jugée coupable d’avoir menti quand elle a immigré aux Etats-Unis sur son rôle dans deux attentats terroristes en Israël.

Rasmea Odeh sera autorisée à montrer qu’elle souffrait de syndrome de stress post-traumatique quand elle a été interrogée à Detroit pendant son processus d’obtention de la nationalité en 2004.

Le juge fédéral Gershwin Drain n’avait pas autorisé les preuves pendant le procès d’Odeh.

Odeh participe à la gestion du réseau d’actions arabe américain de Chicago. En 2004, elle avait répondu « non » sur son formulaire de demande de nationalité quand elle avait été interrogée sur des condamnations passées.

Pendant son procès, Odeh a déclaré qu’elle pensait que les questions concernaient des crimes commis aux Etats-Unis.

En 2014, une cour fédérale de Detroit avait jugé Odeh coupable de mensonge en vue de l’obtention de la nationalité américaine et l’avait condamnée à 18 mois de prison. Elle a été libérée pendant le processus d’appel.

Odeh a été jugée coupable de deux explosions à Jérusalem en 1969 pour son rôle dans ces attentats, dont l’un a tué deux étudiants de l’université hébraïque, Edward Joffe et Leon Kanner, dans un supermarché, et condamnée à la perpétuité. Odeh, 68 ans, affirme que les autorités israéliennes l’ont torturée pour obtenir des aveux.

Israël a libéré Odeh en 1979 dans le cadre d’un échange de prisonniers avec le Front populaire de libération de la Palestine, le groupe terroriste responsable des attentats. Odeh est arrivée aux Etats-Unis en 1995 et a demandé la nationalité américaine à Detroit en 2004.

Des agences ont contribué à cet article.