BRUXELLES – Un groupe belge de surveillance de l’antisémitisme demande à une université de Bruxelles d’interdire aux étudiants de dialoguer avec un représentant d’un groupe palestinien que l’Union européenne considère comme une entité terroriste.

La Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA) a lancé cet appel cette semaine dans les médias et dans des pourparlers directs avec le corps professoral de l’Université libre de Bruxelles, VUB, suite au projet des étudiants de permettre à Khalida Jarrar, du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, de parler via une liaison vidéo lors d’un événement consacré à la défense du boycott d’Israël.

Les organisateurs qualifient Israël d’ « Etat d’apartheid » dans les invitations.

« Il est impensable qu’un podium soit offert à des groupes terroristes spécialisés dans le meurtre de Juifs, dans une université d’une ville où un terroriste a tué quatre personnes dans un musée juif il y a quelques mois », a déclaré au JTA, Joel Rubinfeld, président de la Ligue.

L’événement entre dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israélien qui se tient chaque année dans des dizaines de campus occidentaux.

À l’Université libre de Bruxelles, elle est organisée par COMAC, une organisation de jeunesse du Parti des travailleurs de gauche de Belgique.

L’université a exigé que les organisateurs modifient le programme de leur événement pour inclure des orateurs opposés au boycott d’Israël et à sa définition d’Etat d’apartheid, mais a refusé les appels visant à annuler l’événement, affirme Rubinfeld.

La loi belge n’interdit pas d’organiser un podium pour des membres d’organisations terroristes, souligne-t-il.

Le service juridique de son organisation a averti l’Université libre qu’elle fera l’objet d’une action en justice, avec COMAC, pour toute provocation lors des événements de la Semaine contre l’apartheid israélien.