Un tribunal français a statué que la ville de Bezons doit enlever une plaque honorant un terroriste palestinien condamné.

Les autorités municipales de Bezons ont reçu l’ordre de retirer la plaque en l’honneur d’Ihrima Majdi Al Rimawi, qui a été condamné pour l’assassinat, en 2001 à Jérusalem, du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi.

Le 19 décembre, le juge a fait savoir au conseil municipal de la ville dirigée par le parti communiste qu’il avait un mois pour enlever la plaque dédiée à Rimawi, lequel a été impliqué dans plusieurs attentats terroristes et purge dans une prison israélienne une peine de perpétuité plus 80 ans.

Suite à une plainte déposée par Sammy Ghozlan du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, le juge a également invalidé la décision du conseil municipal de février 2013 qui avait accordé la citoyenneté d’honneur au même Rimawi.

L’assassinat de de Ze’evi par Rimawi en octobre 2001 a été revendiqué par le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), le groupe qui avait aussi revendiqué la responsabilité de l’attaque terroriste du mois dernier dans une synagogue dans le quartier de Har Nof à Jérusalem.

Lors de la cérémonie pour honorer Rimawi en février 2013, Dominique Lesparre, le maire communiste de Bezons avait déclaré qu’Israël menait un « génocide » contre les Palestiniens.

L’épouse de Rimawi est Fathia Barghouti, ancienne maire de Bani Zeid, un village de Cisjordanie où Rimawi a vécu jusqu’à son emprisonnement en 2002. Elle avait assisté l’année dernière à la cérémonie pour la pose de la plaque.