Née à Beyrouth en 1949, elle s’engage très jeune auprès du Fatah de Yasser Arafat en 1968. Poursuivant ses études de sociologie et d’anthropologie à Paris, elle prend la tête de l’Union des étudiants palestiniens en France.

Durant les années 1980, elle est la représentante de l’OLP successivement en l’Irlande aux Pays-Bas, au Danemark et enfin en France de 1994 à 2005. RFI, qui lui consacre un article, évoque le parcours d’une femme dont la « façon de rouler les « r » était devenue familière aux Français autant qu’aux Européens ».

Réaliste sur l’échec des négociations israélo-palestiniennes – « Nous avons commencé à négocier à Madrid en 1990. Mais soyons honnêtes, nous avons échoué » – la réalité des actions terroristes palestiniennes – de la seconde Intifada aux roquettes de Gaza – ne font pas partie de son discours politique quand elle revendique la décision de l’Autorité Palestinienne d’avoir, « il y a 19 ans, arrêter toute lutte militaire pour décider de négocier la solution de deux Etats ».

Lors de l’émission Le Bar de l’Europe diffusée ce dimanche sur TV5, Leïla Shahid a indiqué vouloir, à l’âge de 65 ans, se retirer de la vie diplomatique et rentrer dans sa ville natale à Beyrouth au Liban.