Universitaire iranien condamné à mort : l’UE suit d’ « extrêmement près »
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Universitaire iranien condamné à mort : l’UE suit d’ « extrêmement près »

Ahmadreza Djalali, spécialiste de la médecine d'urgence, avait été arrêté en avril 2016, accusé d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien

Un rassemblement à l'ambassade iranienne de Bruxelles en soutien à Ahmadreza Djalali près que la cour suprême a maintenu la condamnation à mort de ce ressortissant suédois né en Iran spécialiste de la médecine d'urgence, le 14 décembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / BELGA AND Belga / VIRGINIE LEFOUR)
Un rassemblement à l'ambassade iranienne de Bruxelles en soutien à Ahmadreza Djalali près que la cour suprême a maintenu la condamnation à mort de ce ressortissant suédois né en Iran spécialiste de la médecine d'urgence, le 14 décembre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / BELGA AND Belga / VIRGINIE LEFOUR)

L’Union européenne suit d' »extrêmement près » la situation de l’universitaire iranien Ahmadreza Djalali, condamné à mort par le régime de Téhéran pour espionnage au profit des services secrets israéliens, a assuré lundi une porte-parole de la cheffe de la diplomatie de l’UE.

« On est conscient du cas (…) et on suit cette situation d’extrêmement près », a affirmé cette porte-parole de Federica Mogherini, Catherine Ray, interrogée lors du point presse quotidien de la Commission européenne à Bruxelles.

« On en discute et on a soulevé le point régulièrement avec les autorités iraniennes, notamment dans le cadre du dialogue de haut niveau qui a eu lieu il y a quelques semaines en Iran », a-t-elle ajouté.

L’UE a rappelé, à l’occasion de cet échange entre hauts responsables le 20 novembre à Téhéran, sa « totale opposition » à la peine de mort « dans n’importe quelle circonstance », a aussi souligné Catherine Ray.

« On estime que ça constitue un traitement inhumain et dégradant qui n’a pas les effets voulus prouvés », a poursuivi la porte-parole.

La semaine dernière, l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International avait confirmé la condamnation à mort de M. Djalali par la Cour suprême iranienne, une peine capitale que l’ONG avait elle-même révélée fin octobre, en dénonçant un procès « manifestement inique » fait à l’accusé.

M. Djalali, spécialiste de la médecine d’urgence résidant en Suède et qui a enseigné à l’université en Belgique, avait été arrêté en avril 2016 lors d’une visite en Iran, selon Amnesty.

Il est accusé d’intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien. Selon Téhéran, il serait lié à l’assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années.

Son cas a suscité l’émotion en Belgique, notamment au sein de l’Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel) où il a été professeur invité.

Didier Reynders (Crédit : page professionnelle Facebook)

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a assuré vendredi avoir transmis une demande de grâce aux autorités iraniennes, au lendemain d’une manifestation qui a rassemblé 250 personnes devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles, selon l’agence Belga.

C’est dans le cadre d’un programme universitaire sur la médecine d’urgence qu’a eu lieu « une collaboration contrôlée et vérifiée (…) avec l’Etat d’Israël qui a beaucoup d’expérience dans le domaine des attentats », a expliqué au quotidien La Libre Belgique la rectrice de la VUB Caroline Pauwels.

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