WASHINGTON — Des maires de plusieurs grandes villes américaines ont signé une initiative appelant les maires américains à demander à leurs homologues européens de condamner l’antisémitisme.

L’initiative des Maires unis contre l’antisémitisme, qui a été lancée par le Comité juif américain en mai, lors de sa conférence à Bruxelles, a également incité les autres maires à oeuvrer à stopper la récente augmentation des actes antisémites.

Parmi les signataires, on retrouve les maires de New York, Chicago, Houston, Atlanta et Boston.

La déclaration appelle à la condamnation de toute haine anti-juive et déclare que l’antisémitisme n’est pas justifié par les actions et l’existence d’Israël.

« L’antisémitisme n’est pas seulement une attaque contre les Juifs mais aussi un assaut contre les valeurs centrales de toute société démocratique et pluraliste, précisait la déclaration. Dans un monde de communications mondiales où les idées antisémites se répandent rapidement, l’influence de l’augmentation de l’antisémitisme en Europe ne s’arrête pas aux frontières de l’Europe. Lorsque des valeurs fondamentales de la démocratie sont défiées, une réponse de principe concertée est nécessaire. »

Bill de Blasio, le maire de New York, dans une intervention le mois dernier à la rencontre annuelle du Comité juif américain de la région de New York, a appelé à une réponse « claire et cohérente » contre les actes antisémites en Europe.

L’antisémitisme « est un cancer qui n’est jamais parti », a déclaré de Blasio. « Ce cancer n’a pas été éradiqué à la fin de la Seconde Guerre mondiale. »

Le directeur exécutif du Comité juif américain, David Harris, a également utilisé la métaphore du cancer pour décrire le phénomène.

« L’antisémitisme est un cancer qui, s’il n’est pas traité, va se métastaser et menacer de détruire la nature démocratique pluraliste de l’Europe », a-t-il déclaré.