La Chambre des représentants des Etats-Unis a adopté mardi un texte visant à faciliter les ventes d’armes à la Jordanie, un privilège aujourd’hui réservé à de rares alliés comme les pays de l’Otan et Israël.

La Jordanie est un élément central de l’alliance militaire contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). C’est dans le royaume hachémite que les Américains ont commencé récemment à entraîner un petit groupe de rebelles syriens modérés, et un pilote jordanien, Maaz al-Kassasbeh, a été brûlé vif par l’EI après avoir été capturé en décembre en Syrie.

Les représentants américains ont facilement adopté la proposition de loi par vote oral, et c’est désormais au tour du Sénat de se prononcer. Les deux chambres du Congrès sont dominées par les républicains.

« La Jordanie est en première ligne du combat contre l’EI et de la crise de réfugiés en Syrie, où des millions de personnes ont été déplacées », a fait valoir le président de la commission des Affaires étrangères, Ed Royce.

« Nous envoyons le message que nous sommes solidaires de nos alliés et que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour vaincre la terreur et l’extrémisme radical », a dit la républicaine Ileana Ros-Lehtinen.

Le texte ajoute la Jordanie, pendant trois ans, à la liste des pays bénéficiant d’une procédure simplifiée pour la conclusion de contrats d’exportations d’armes américaines. Les pays de l’Otan, Israël, le Japon, l’Australie, la Nouvelle Zélande et la Corée du Sud en bénéficient actuellement.

Washington avait annoncé en février son intention d’augmenter l’aide américaine à la Jordanie de 600 millions de dollars à un milliard de dollars par an pour 2015 à 2017.