Les Etats-Unis ont « clairement indiqué être opposés à des actions contre Israël devant la CPI car elles sont contreproductives », a indiqué le porte-parole du Conseil de sécurité nationale Alistair Baskey, au sujet du dépôt jeudi par les Palestiniens d’un premier dossier de documents auprès de la CPI, en vue de la convaincre d’ouvrir une enquête sur d’éventuels crimes de guerre israéliens.

Les Etats-Unis ne sont pas membres de la CPI.

La procureure Fatou Bensouda avait ouvert en janvier un examen préliminaire afin de déterminer si elle disposait d’assez d’éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza à l’été 2014.

Le dossier déposé jeudi porte sur deux affaires.

La première concerne des crimes présumés commis à Gaza lors du conflit. La seconde porte sur « la colonisation israélienne de la Cisjordanie occupée ».

Le dépôt des documents s’inscrit dans le contexte de la confrontation diplomatique et judiciaire que les Palestiniens, exaspérés d’attendre la fin de l’occupation et l’Etat indépendant auquel ils aspirent, ont engagée devant les institutions internationales.

Les Palestiniens sont membres de la CPI depuis le 1er avril. L’examen préliminaire avait été ouvert en janvier après que l’Autorité palestinienne eut autorisé la CPI à enquêter sur des crimes présumés commis dans les territoires palestiniens depuis le 13 juin 2014.

L’examen concerne aussi bien les agissements palestiniens que les agissements d’Israël, qui n’est lui pas membre de la CPI et conteste les démarches en cours devant la CPI.

Créée en 2002, la CPI a pour vocation de poursuivre les plus hauts responsables de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Une commission d’enquête de l’ONU a conclu lundi à de « possibles crimes de guerre » commis tant par Israël que par les groupes armés palestiniens lors de ce conflit.