Le spécialiste israélien des médicaments génériques Teva va verser plus d’un demi-milliard de dollars de pénalités pour des faits de corruption en Russie, Ukraine et au Mexique, ont annoncé jeudi les autorités américaines.

Dans ces trois pays, Teva aurait versé des pots-de-vin afin « d’accroître ses parts de marché » et obtenir des autorisations de commercialisation de ses médicaments, lui permettant d’engranger 214 millions de dollars de bénéfices « illicites », affirment le ministère de la Justice (DoJ) et le gendarme de la Bourse.

Afin d’échapper aux poursuites civiles et pénales, le numéro un mondial des génériques va verser des pénalités de 519 millions de dollars, ont indiqué ces autorités américaines, agissant en vertu d’une loi permettant de sanctionner des faits de corruption de toute entreprise cotée à Wall Street.

« Les entreprises qui agissent avec (…) éthique et honnêteté méritent de bénéficier de conditions de jeu équitables et nous continuerons à poursuivre ceux qui compromettent cet objectif », a déclaré la ministre adjointe de la Justice Leslie Caldwell, citée dans un communiqué.

En Russie, Teva est notamment accusé d’avoir versé des pots-de-vin à un responsable gouvernemental pour qu’il facilite les ventes de son traitement contre la sclérose en plaques.

En Ukraine, la compagnie aurait corrompu un responsable du ministère de la Santé pour en lui offrant pour 200 000 dollars de cadeaux et de voyages afin de permettre la mise sur le marché de ses médicaments dans le pays.

Enfin au Mexique, elle aurait versé des pots-de-vin à des médecins employés par le gouvernement dans l’espoir de promouvoir ses traitements.

Dans un communiqué, le groupe israélien a reconnu des agissements passés « regrettables et inacceptables » et assuré avoir mis en place un programme de surveillance qui le protègera contre de « futures violations ».

Les investisseurs ne semblaient pas échaudés peu après cette annonce, l’action Teva gagnant 2,03 %, à 37,12 dollars, vers 16H00 GMT à la Bourse de New York.