USA : « Nous n’envisageons pas un scénario dans lequel le mur Occidental ne ferait pas partie d’Israël »
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USA : « Nous n’envisageons pas un scénario dans lequel le mur Occidental ne ferait pas partie d’Israël »

Le lieu le plus saint du judaïsme se situe à Jérusalem Est ; les Palestiniens appellent à des "manifestations de colère"

Le président américain Donald Trump visite le mur occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 mai 2017 (AFP PHOTO / MANDEL NGAN)
Le président américain Donald Trump visite le mur occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 mai 2017 (AFP PHOTO / MANDEL NGAN)

Les Palestiniens ont dénoncé samedi la déclaration d’un haut responsable de la Maison Blanche affirmant que le mur Occidental situé à Jérusalem-Est, devait rester dans tous les cas de figure sous contrôle israélien.

Cette déclaration américaine a été faite vendredi après une nouvelle journée de violences dans les Territoires palestiniens entre les forces israéliennes et des manifestants en colère après la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Annoncée le 6 décembre par le président américain Donald Trump, la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël avait causé l’émoi à travers le monde. L’ONU n’a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem-Est par Israël.

« Nous n’accepterons aucune modification de la frontière à Jérusalem-Est qui est occupée depuis 1967 », a affirmé à l’AFP Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas.

Selon lui, cette « déclaration prouve une fois de plus que l’administration américaine s’est exclue du processus de paix ».

Il a dénoncé comme « totalement inacceptable » une « poursuite de cette politique américaine portant sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ou le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. »

Un haut responsable américain de la Maison Blanche avait affirmé vendredi : « Nous n’envisageons pas un scénario dans lequel le mur Occidental ne ferait pas partie d’Israël ».

Jason Dov Greenblatt, avocat en droit de l’immobilier de Donald Trump et juif orthodoxe, est l’assistant spécial du président américain et son envoyé pour les négociations internationales. (Crédit : Uriel Heilman/JTA)

Or le mur Occidental se trouve à Jérusalem-Est, annexée par Israël dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Le mur Occidental, le site le plus sacré où les juifs peuvent prier, se trouve en contrebas du mont du Temple, troisième lieu saint de l’islam.

Le responsable de la Maison Banche a fait cette nouvelle déclaration alors que Washington affirme vouloir renouveler ses efforts pour relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Selon des responsables de la Maison Blanche, cette relance diplomatique interviendra dès la semaine prochaine, dans un souci évident de faire retomber les tensions.

A cet effet, les Américains fondent leurs espoirs sur la visite du vice-président Mike Pence, attendu mercredi à Jérusalem.

« Ce voyage est en quelque sorte la fin de ce chapitre et le commencement du prochain chapitre. Nous continuons de nous concentrer sur le processus de paix et comment nous pouvons conduire cette situation vers une conclusion », a expliqué l’un des responsables sous couvert d’anonymat.

« Nous comprenons que les Palestiniens aient besoin d’un délai de réflexion, ce n’est pas un problème », a réagi un autre haut responsable américain.

« Nous serons prêts quand les Palestiniens seront prêts à se réengager » dans les discussions, a-t-il insisté.

Mike Pence doit être rejoint par Jason Greenblatt, l’émissaire de Donald Trump pour le Proche-Orient.

Mais Mahmoud Abbas a d’ores et déjà décliné une rencontre avec Mike Pence, à cause de la décision de M. Trump sur Jérusalem et a appelé à des manifestations de colère.

Les Palestiniens participent à une manifestation à Rafah dans le sud de la bande de Gaza, le 15 décembre 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib / Flash90)

Abbas a accusé Donald Trump d’avoir « offert Jérusalem en cadeau au mouvement sioniste » et estimé que les Etats-Unis n’avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix.

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