L’Allemagne a repris les négociations pour la vente de trois sous-marins à Israël après une pause de trois mois à la suite d’une affaire de corruption présumée, ont indiqué vendredi des responsables israéliens.

Berlin avait reporté en juillet la signature d’un accord pour la vente de trois sous-marins Dolphin du géant industriel ThyssenKrupp à l’Etat hébreu. Cette décision intervenait après l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées notamment de corruption et de blanchiment d’argent autour de la transaction.

L’enquête pour corruption, toujours en cours, implique des responsables israéliens de la sécurité ainsi que des collaborateurs locaux de ThyssenKrupp.

Vendredi, des responsables israéliens ont avancé que l’accord était acquis, tandis que l’Allemagne a assuré que l’accord n’avait pas été finalisé.

« Les Allemands ont donné leur feu vert pour l’accord », a déclaré un responsable israélien proche du dossier, sous le couvert de l’anonymat.

Selon lui, l’Allemagne avait exigé que les responsables israéliens impliqués dans le projet soient mis hors de cause avant la signature de l’accord.

Yoav Galant, ministre du Logement, à Beit Shemesh, le 3 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Yoav Galant, ministre du Logement, à Beit Shemesh, le 3 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le ministre israélien de la Construction Yoav Galant a pour sa part « accueilli le feu vert allemand » pour la vente des trois appareils. Ceux-ci porteraient ainsi d’ici 10 ans le nombre total de nouveaux sous-marins à disposition d’Israël à six, a précisé M. Galant dans un tweet.

L’Allemagne a toutefois souligné que l’accord n’avait « pas encore été signé ».

« Nous avons eu de nouvelles discussions à ce sujet, mais aucun accord n’a été conclu jusqu’à présent », a déclaré à l’AFP un porte-parole du gouvernement allemand.

Les sous-marins allemands commandés par Israël sont susceptibles d’être équipés de missiles nucléaires et destinés avant tout à des missions d’espionnage au large des côtes iraniennes ou à des attaques en cas de guerre nucléaire entre les deux pays, selon des experts militaires étrangers.