Le groupe français Veolia a annoncé jeudi son retrait d’Israël, en cédant ses activités locales au fonds d’investissement américain Oaktree Capital Management pour 250 millions d’euros.

Le montant de la transaction, de « 250 millions d’euros », servira au désendettement et à « réalimenter de nouvelles histoires de croissance », a déclaré le patron de Veolia Environnement, Antoine Frérot, sur BFM Business.

« Il aurait été difficile pour Veolia de grandir encore en Israël », a-t-il expliqué. « C’était le moment de passer la main » pour développer d’autres marchés porteurs.

Le Moyen-Orient et les pays du Golfe consitutent des « régions pleines de promesses pour Veolia », a-t-il souligné.

« Cette cession est effectuée dans le cadre du recentrage stratégique de Veolia », implanté en Israël depuis plus de vingt ans dans les activités de gestion et traitement de l’eau, de l’énergie et des déchets, indique de son côté la société américaine dans un communiqué.

La finalisation de cette opération, soumise à l’approbation des autorités israéliennes de la concurrence, est attendue fin 2014, selon Veolia.

La direction de Veolia Israël est étroitement associée à cette acquisition, selon Oaktree, qui affirme accompagner Veolia « dans son ambitieux programme de croissance et conforter sa position de leader dans les infrastructures en Israël ».

En 2013, Veolia a enregistré une perte nette de 135 millions d’euros ainsi qu’un recul de 4% de son chiffre d’affaires.

Veolia a remporté fin juin un appel d’offres lancé par BP pour concevoir, construire et exploiter une usine de traitement d’eau dans le cadre de l’exploitation du gisement gazier Khazzan au Sultanat d’Oman.