Les jeunes qui participent à de programmes faisant visiter Israël aux Juifs de diaspora devraient pouvoir prolonger leur séjour sans avoir à prouver qu’ils souhaitent faire leur alyah. C’est ce que vient de recommander un comité de la Knesset.

Le comité pour l’immigration, l’intégration et les affaires de la Diapora a voté à l’unanimité une disposition autorisant les participants à des programmes tels que MASA ou Taglit à rester six mois de plus en Israël. Cela leur permettrait de chercher du travail ou d’envisager de s’installer dans le pays.

Les participants qui souhaitent rester au-delà des six mois devront prouver qu’ils peuvent prétendre l’alyah selon la Loi du Retour.

Les propositions doivent à présent être soumises au ministre de l’Intérieur Gideon Saar. Amos Arbel, directeur du recensement au ministère de l’Intérieur, a qualifié la recommandation de « raisonnable », mais a ajouté que le fait que de jeunes Juifs participent à des programmes en Israël ne fait pas forcément d’eux des candidats à l’alyah.

Près de 40 % des participants à des programmes en Israël demandent une prolongation de leur séjour.

Les critères pour participer aux programmes en Israël ne sont pas les mêmes que ceux définis par la Loi du Retour, selon laquelle tout individu souhaitant faire son alyah doit être le fils, le petit-fils ou l’époux d’un Juif, ou d’une personne convertie au judaïsme en dehors d’Israël.

Le rabbin Seth Farber, fondateur de l’organisation ITIM, qui aide les Israéliens à se frayer un chemin à travers la bureaucratie rabbinique, a confié au JTA être « satisfait de la bonne volonté » des représentants du ministère.

« L’Etat d’Israël a déjà beaucoup investi dans ces enfants », a déclaré Farber, qui a participé au comité de la Knesset. « Jusqu’à présent, nous les mettions simplement dehors. »