Un des principaux dirigeants du Hamas à Gaza, Mahmoud al-Zahar, a appelé mercredi à la formation de groupes militaires dépendant de la branche armée du mouvement terroriste palestinien dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban et en Syrie.

« Nous demandons que sur les fronts libanais et syriens des brigades dépendant d’Ezzedine al-Qassam (la branche armée du Hamas) soient autorisées pour qu’elles puissent combattre l’ennemi (israélien) et nous aider à libérer la Palestine », a dit al-Zahar, membre du bureau politique du mouvement islamiste dans un entretien avec des journalistes à Gaza.

Zahar par ailleurs nié « toute ingérence » du Hamas dans les affaires intérieures de l’Egypte, en réaction à la décision du Caire de déclarer « terroriste » la branche armée du groupe terroriste.

« Nos fusils restent toujours orientés vers nos ennemis qui occupent » notre terre, a-t-il ajouté.

Le Caire, en froid avec le Hamas depuis la destitution de son grand allié l’islamiste Mohamed Morsi par l’actuel président, accuse des Palestiniens d’être mêlés aux attaques meurtrières dans le Sinaï frontalier.

Le Hamas, qui contrôle de fait l’enclave palestinienne de Gaza, avait dénoncé dès samedi le classement de sa branche armée comme « organisation terroriste » en Egypte en affirmant que cette décision servait Israël.

Les 12 camps de réfugiés palestiniens installés au Liban depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948, accueillent plus de 400 000 personnes.

L’armée libanaise n’a pas le droit d’y entrer en vertu d’un accord tacite avec les factions palestiniennes qui ont sur place des représentants et des militants.

Près de 500 000 Palestiniens sont officiellement réfugiés en Syrie. Plus de la moitié d’entre eux a été déplacée par la guerre qui ravage le pays depuis près de quatre ans.