Eliezer Yaari, originaire de Jérusalem, vit le long d’une frontière invisible.

Le village de Tsur Baher, faisant autrefois partie de la Jordanie et intégré aujourd’hui à la municipalité de Jérusalem, se situe à cinq minutes à pied de sa porte d’entrée.

Mais Yaari, un ancien pilote de chasse et ancien chef du New Israel Fund, a intitulé son nouveau livre « Au-delà des montagnes de ténèbres ». Il y raconte ses promenades quotidiennes de sa maison jusqu’au village.

Le titre est un peu ironique. Comme la plupart des Israéliens, il se tenait à bonne distance du village jusqu’en 2013, date à laquelle il a subi une chirurgie à cœur ouvert pour laquelle ses médecins lui ont prescrit la marche, afin d’aider sa convalescence.

Ces promenades l’ont conduit jusqu’à Tsur Baher et à l’écriture d’un livre sur la vie du village et ceux qui l’habitent. Ce qui l’amène à évaluer le dilemme binational de Jérusalem, et d’Israël.

Ce qui suit est une brève conversation avec lui avec en toile de fond les photos qu’il a prises au cours de ses promenades quotidiennes à travers la fracture nationale. Avec son projet, dit-il, il espère susciter « le début d’une sorte de relation renouvelée entre les deux parties ».