« Cela passe évidemment par l’éducation, mais la société doit accompagner ce travail. Nous ferons davantage pour lutter contre ces phénomènes », a déclaré M. Peillon, interrogé sur la montée de l’antisémitisme en France.

Le ministre de l’Education, dont la visite a pour objectif de « renforcer les liens de coopération avec Israël », a évoqué également l’enseignement de la mémoire.

« Nous veillerons à ne pas dresser les mémoires des uns contre les mémoires des autres », a-t-il souligné.

« Nous partageons avec le système éducatif israélien une philosophie commune », a-t-il ajouté, en affirmant vouloir s’inspirer des méthodes éducatives israéliennes.

En visite dans une école secondaire à Bat Yam, au sud de Tel Aviv, qui utilise des méthodes numériques pour l’enseignement de toutes les matières, M. Peillon a expliqué que son projet d' »un service public éducatif numérique » en France devait démarrer le mois prochain.

« Nous voulons utiliser les nouvelles technologies et mettre en oeuvre cette stratégie pour la France », a-t-il observé.

Vincent Peillon, est en visite officielle en Israël et dans les Territoires palestiniens jusqu’au 31 janvier. Il s’entretiendra jeudi 30 janvier avec son homologue israélien Shaï Piron, et se recueillera au mémorial de la Shoah de Yad Vashem à Jérusalem.

Il sera reçu entre autres par le ministre de l’Education et de l’Enseignement supérieur, Ali Abou Zouhri, avant son départ à Ramallah.