L’homme fort du régime égyptien, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, a entamé mardi une visite aux Emirats arabes unis, un riche pays pétrolier du Golfe, officiellement pour assister à des exercices militaires conjoints.

Il s’agit de la deuxième visite de M. Sissi à l’étranger, après celle en Russie mi-février, et de son premier déplacement dans un pays arabe depuis qu’il a annoncé début juillet la destitution et l’arrestation de président islamiste Mohamed Morsi.

Selon l’agence officielle Wam, le maréchal Sissi, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, venu assister à la clôture d’exercices conjoints entre les armées émiratie et égyptienne, a été accueilli à son arrivée à Abou Dhabi par le prince héritier d’Abou Dhabi et commandant en chef adjoint des forces armées des Emirats, cheikh Mohamed Ben Zayed Al-Nahyane.

Les deux hommes ont souligné « les relations fraternelles et solides liant les deux pays et leurs peuples » et leur souci de « consolider la coopération bilatérale », a ajouté l’agence sans préciser le programme ou la durée de la visite de M. Sissi.

Les Emirats soutiennent sans réserve le pouvoir mis en place par l’armée au Caire depuis la destitution de M. Morsi, une émanation de la confrérie des Frères musulmans, vivement décriée dans ce pays du Golfe.

Ce pays est, avec l’Arabie saoudite et le Koweït, l’un des des principaux pourvoyeurs de fonds de l’Egypte, à laquelle Abou Dhabi a apporté un soutien financier de 4,9 milliards de dollars, outre un dépôt sans intérêt de 2 milliards de dollars à la Banque centrale égyptienne.

Signe de cet engagement, le géant du secteur du bâtiment aux Emirats, Arabtec, doit réaliser en Egypte un ambitieux projet d’habitat révélé dimanche par le maréchal Sissi, donné largement favori de remporter l’élection présidentielle prévue au printemps.

Le projet porte sur la construction en cinq ans d’un million de logements en Egypte, pour un coût estimé à 40 milliards de dollars, selon la presse.