Les Etats Unis ont averti Israël deux heures avant de lancer une attaque contre une base syrienne qui avait servi à réaliser une attaque chimique contre des civils syriens la journée auparavant, le 4 avril, selon des responsables militaires israéliens.

De hauts-responsables militaires israéliens ont également déclaré aux journalistes lors d’un point-presse organisé mercredi que le président syrien Bashar Assad détient encore jusqu’à trois tonnes d’armes chimiques malgré l’accord qu’il avait donné pour éliminer ces dernières de son pays en 2013, a fait savoir l’Associated Press.

Assad a démenti toute responsabilité dans l’attaque perpétrée à Idlib, un secteur du sud de la Syrie détenu par les rebelles, le 4 avril, dans le cadre de la guerre civile qui déchire le pays depuis six ans.

Au moins 90 civils ont été tués dans cette attaque où a été utilisé du gaz sarin.

Israël s’est tenu en marge de la guerre civile, même si le pays a accueilli des Syriens blessés – issus des troupes du gouvernement et des rebelles – pour les soigner sur la frontière et que l’état juif a répondu lorsque des roquettes et des tirs d’artillerie provenant du front syrien ont pu s’échouer du côté israélien du plateau du Golan.