Les États-Unis minimisent l’importance du vote du Parlement français pour une reconnaissance d’un Etat palestinien par le gouvernement.

Ils réitèrent que le statut d’Etat ne prend réellement effet que via un accord de paix négocié.

Selon la porte-parole adjointe du département d’Etat, Marie Harf, si la récente reconnaissance de la Palestine par certains gouvernements européens souligne leur désir de sortir de l’impasse actuelle, ils sont conscients qu’un accord de paix négocié est la meilleure voie à suivre.

« Un certain nombre de ces pays, je pense, dont la France, sont d’accord [sur la voie des négociations] – une fois encore, [la reconnaissance] est non contraignante, la position du gouvernement français n’a pas changé », a déclaré Harf dans un briefing de presse.

« Donc je pense que ce que vous voyez sont des gens à travers le monde qui s’expriment et font valoir que le statu quo est inacceptable. »

Pour elle, un accord négocié sur une solution à deux Etats est la seule voie à suivre : « Nous croyons très fermement que le moyen de parvenir à la solution à deux Etats est via des négociations directes. »

Harf rejette les déclarations de la semaine dernière du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius selon lesquelles Paris reconnaîtrait la Palestine si les efforts diplomatiques échouaient une fois encore et exige une résolution du conflit au Moyen-Orient d’ici deux ans.

« Nous croyons que la solution à ce conflit – nous aurons deux États vivant côte à côte – ne passe pas par ce genre d’action ; mais par des négociations directes », déclare-t-elle.

La décision française entre dans le sillage d’initiatives similaires de la Grande-Bretagne et de l’Espagne et précède un vote sur la reconnaissance de la Palestine au parlement de l’Union européenne.

Si le vote à la chambre basse de l’Assemblée nationale n’est pas contraignant vis-à-vis de la politique du gouvernement français, il dénote toutefois une critique à l’égard d’Israël.