La Maison Blanche a pressé mardi Israël et l’Autorité palestinienne à préserver leur coopération en matière de sécurité.

Le département d’Etat américain a de son côté laissé entendre que le Hamas était impliqué. « A l’heure actuelle, il y a beaucoup d’éléments qui suggèrent une implication du Hamas » dans ces meurtres, a déclaré la porte-parole adjointe de la diplomatie américaine Marie Harf.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a lui redit combien le président Barack Obama était scandalisé par ces assassinats et a appelé les deux parties à éviter de s’engager dans des actions qui déstabiliseraient la région.

Il a aussi appelé Palestiniens et Israéliens à ne pas faire échouer leur coopération en matière de sécurité, considérée par Washington comme vitale car limitant les tensions.

« Il y a eu une coopération en matière de sécurité entre l’Autorité palestinienne et Israël quand ils ont enquêté sur la disparition de ces jeunes et ont essayé de les ramener chez eux vivants », a souligné Earnest.

« Il y a des liens importants en matière de sécurité entre Israël et l’Autorité palestinienne. Nous espérons que cet esprit de coopération, même en cette période très difficile, va perdurer », a-t-il plaidé.

Le Hamas avait condamné Mahmoud Abbas pour son soutien à une coopération sur la sécurité avec Israël, estimant qu’elle nuisait à la réconciliation des Palestiniens et portait un coup aux prisonniers palestiniens en Israël.

Abbas considère en revanche que cette coopération va dans l’intérêt des Palestiniens, et a promis qu’il n’y aurait pas de nouvelle Intifada, tant qu’il serait à la tête de l’AP.

Mme Harf a rappelé mardi lors de son point de presse que les responsables du Hamas s’étaient félicités de l’enlèvement des trois étudiants de yeshiva retrouvés morts lundi dans le sud de la Cisjordanie.

Mais la porte-parole a bien précisé qu’elle ne disait pas que le Hamas était « responsable » de ces meurtres. « Je ne donne pas de nom en particulier. Je dis que l’enquête est en cours ».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a toujours pas décidé de la façon dont Israël allait répondre à l’assassinat de sang-froid de Gil-ad Shaar, Naftali Fraenkel et Eyal Yifrach.