Les Etats-Unis ont approuvé la vente d’un bouclier anti-missiles Thaad à l’Arabie Saoudite pour 15 milliards de dollars, a annoncé vendredi le département d’Etat.

« Cette vente fait avancer les intérêts de sécurité nationale et de politique étrangère des Etats-Unis et, à long terme, la sécurité de l’Arabie saoudite et de l’ensemble du Golfe face aux menaces de l’Iran et d’autres », a précisé le ministère américain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette annonce intervient au lendemain de la signature d’un accord préliminaire entre Ryad et Moscou ouvrant la voie à l’achat de systèmes russes de défense anti-aérienne S-400, ainsi qu’à leur production dans le royaume saoudien, allié traditionnel des Etats-Unis.

Le bouclier anti-missile Thaad (Terminal High-Altitude Area Defense), fabriqué notamment par les groupes américains Lockheed Martin et Raytheon, est conçu pour détruire les missiles balistiques de portées moyenne ou intermédiaire dans leur dernière phase d’approche en s’écrasant contre eux.

Dans la région, il équipe déjà les systèmes de défense du Qatar et des Emirats arabes unis.

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdel Aziz al-Saoud, à Ryad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le roi d’Arabie saoudite Salmane ben Abdel Aziz al-Saoud, à Ryad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

L’Arabie saoudite souhaitait acheter 44 lance-missiles Thaad , 360 intercepteurs de missiles, 16 stations de contrôle et 7 radars.

C’est l’un des systèmes de défense anti-missiles les plus performants au monde et la Chine a protesté après son déploiement en Corée du Sud début septembre.

Le département d’Etat a souligné qu’il conseillerait au Congrès d’approuver cette vente car elle « ne modifiera pas l’équilibre des forces dans la région. »

Des responsables américains s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont précisé à l’AFP que le montant de 15 milliards de dollars de cette vente, qui pourra être finalisée si le Congrès ne s’y oppose pas dans les 30 jours, fait partie des 110 milliards de dollars d’armement que le président Donald Trump avait promis à l’Arabie saoudite en mai.