Les Etats-Unis ont exigé qu’Israël annule son plan visant à s’approprier environ 400 hectares de terres en Cisjordanie, près de l’implantation de Gvaot, à proximité de l’endroit où trois adolescents israéliens ont été enlevés puis tués en juin.

« Nous avons longtemps exprimé clairement notre opposition à poursuite de la colonisation », a déclaré un responsable américain à Reuters. « Cette annonce, comme toutes les autres annonces de règlement qu’Israël fait… est contre-productive par rapport à l’objectif déclaré d’Israël d’une solution négociée à deux Etats avec les Palestiniens ».

« Nous exhortons le gouvernement israélien à revenir sur cette décision », a déclaré le responsable à Washington.

Plus tôt dimanche, l’Autorité palestinienne a dénoncé l’annonce faite par Israël, le négociateur en chef palestinien Saeb Erakat appelant à une action diplomatique contre Israël : « Le gouvernement israélien est en train de commettre divers crimes contre le peuple palestinien et contre leur terre occupée », a-t-il déclaré à l’AFP.

« La communauté internationale doit tenir Israël pour responsable dès que possible pour ses crimes et ses raids contre notre peuple dans la bande de Gaza et l’activité de colonisation israélienne en cours dans la Cisjordanie et Jérusalem-Est ».

Le porte-parole du président de l’AP Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, a déclaré à la radio israélienne que cette annonce allait dégrader davantage la situation dans la région, ajoutant qu’en général, les implantations étaient illégales.

« Sur les instructions à l’échelon politique… 4 000 dounams à proximité de l’implantation de Gvaot ont été déclarées comme terres de l’Etat » a fait savoir le département de l’armée chargé d’administrer les affaires civiles en Cisjordanie. Les parties concernées ont 45 jours pour faire appel, a annoncé l’armée.

Le coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), le major-général Yoav Mordechai, a déclaré que le mouvement est « le prolongement des directives de la direction politique donnée à la fin de l’opération Bordure protectrice ».

L’armée israélienne a déclaré qu’il n’y avait aucune revendication de propriété palestinienne sur les terres en question, a fait savoir le site de nouvelles Ynet.