L’émissaire spécial des États-Unis contre l’antisémitisme, Ira Forman, a félicité vendredi la France pour son écoute de la communauté juive dans sa lutte contre l’antisémitisme.

« La communauté juive française (…) est très heureuse de son gouvernement. Et cela n’a pas toujours été le cas ces 20 dernières années », a déclaré M. Forman à la presse à Stockholm.

« Ce gouvernement, je pense même par rapport à son prédécesseur de centre droit, écoute la communauté juive, travaille avec la communauté juive sur beaucoup de sujets », a-t-il ajouté.

Le gouvernement de Manuel Valls a dit à de multiples reprises son intransigeance face à l’antisémitisme, et renforcé les mesures de sécurité autour des synagogues et écoles juives après la prise d’otages qui avait fait quatre morts dans un supermarché cacher de Paris le 9 janvier dernier.

Le diplomate américain a cependant cité une étude de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, indiquant qu’en Europe, avec ceux de Hongrie, les Juifs français étaient ceux qui envisagent le plus d’émigrer vers Israël. « En Hongrie, la principale menace de l’antisémitisme vient de l’extrême droite xénophobe. Mais ce n’est pas une menace de violence », a expliqué M. Forman.

« En France, il y a un antisémitisme d’extrême droite (…) et d’extrême gauche aussi. Mais de manière générale, les Juifs ont peur de la violence, celle qui vient de gens se disant de confession musulmane. Ils ne représentent pas l’ensemble de la communauté musulmane, ils sont une petite fraction. Mais cette violence est ce qui fait envisager à certains Juifs de quitter la France », a-t-il décrit.

L’émissaire spécial américain contre l’antisémitisme, qui s’est rendu dans 19 pays depuis deux ans, a rencontré vendredi des représentants du gouvernement suédois avant de se rendre à Malmö (sud) où les manifestations de l’antisémitisme sont les plus importantes.

Il doit ensuite aller à Copenhague, où un Juif de 37 ans avait été tué le 15 février par un Danois d’origine palestinienne alors qu’il montait la garde devant la synagogue de la capitale, où était célébrée une bar-mitzvah.