Un haut responsable de la Maison Blanche aurait déclaré que les Etats-Unis seraient prêts à coopérer avec le gouvernement palestinien d’union nationale qui va être formé, en dépit de l’opposition israélienne.

Un gouvernement d’union nationale est prêt à être mis en place dans la semaine par le Fatah, qui contrôle les zones palestiniennes de la Cisjordanie, et le Hamas, groupe terroriste qui régit Gaza.

La politique des États- Unis n’est pas de travailler avec le Hamas à moins qu’il ne reconnaisse Israël, s’engage à la non-violence et respecte les accords israélo-palestiniens précédents.

Bien qu’il aura le soutien du Hamas, le nouveau gouvernement sera composé de technocrates, plutôt que de représentants du Hamas ou du Fatah.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré que le nouveau gouvernement allait respecter les conditions imposées par les États-Unis.

Un responsable anonyme de la Maison Blanche a déclaré au journal Haaretz mardi que les Etats-Unis travailleraient avec le nouveau gouvernement tant qu’il respecte les conditions, même s’il a le soutien du Hamas. Une réunion des 28 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne la semaine dernière a adopté une position similaire.

« Nous voulons un gouvernement palestinien qui respecte ces principes», a déclaré à Haaretz le fonctionnaire de la Maison Blanche. « En ce qui concerne la façon dont ils construisent ce gouvernement, nous ne sommes pas en mesure d’orchestrer ça pour les Palestiniens. Nous n’allons pas être en mesure de mettre en place tous les membres du gouvernement ».

Lorsque les factions palestiniennes ont annoncé l’accord d’unité en Avril, le gouvernement israélien a annoncé qu’il ne négocierait pas avec un gouvernement soutenu par le Hamas.

Israël et les Etats-Unis sont en désaccord depuis l’effondrement des pourparlers de paix le mois dernier. Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a déclaré ce week-end que les États-Unis avaient torts de blâmer l’activité continue des implantations d’Israël.

S’adressant au sujet de récents comptes rendus affirmant que le président américain Barack Obama, le secrétaire d’Etat John Kerry et l’envoyé spécial Martin Indyk ont tout d’abord blâmé les implantations de l’échec, Liberman a déclaré qu’Israël et les Etats-Unis sont de grands amis et que «même les bons amis se trompent [parfois] ».

« Les Américains se trompent sur ​​les implatations. Tout comme ils se sont trompés en poussant pour des élections palestiniennes [en 2006, qui a vu le Hamas prendre le pouvoir]. Les implatations ne sont pas un obstacle à la paix et ne l’ont jamais été », attaque Liberman.