La Nouvelle-Zélande a estimé samedi que la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant les implantations n’aurait pas dû surprendre l’Etat juif, après la décision d’Israël de rappeler son ambassadeur de Wellington.

Selon le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Murray McCully, Israël connaissait la position de Wellington bien avant le vote aux Nations unies.

« Israël nous a informés de sa décision de rappeler son ambassadeur en Nouvelle-Zélande pour des consultations », indique M. McCully dans un communiqué.

« Nous avons été transparents sur notre opinion que le (Conseil de sécurité) devrait faire plus pour soutenir le processus de paix au Proche-Orient et la position que nous avons adoptée est parfaitement en ligne avec notre politique de longue date sur la question palestinienne », a assuré le ministre.

« Le vote (…) ne devrait surprendre personne et nous avons hâte de continuer à nous engager constructivement avec toutes les parties impliquées dans ce problème ».

La résolution avait été présentée au vote vendredi à l’initiative de la Nouvelle-Zélande, du Sénégal, de la Malaisie et du Venezuela.

Israël a annoncé peu après l’adoption de la résolution – la première votée par le Conseil de sécurité en plus de 38 ans pour condamner la politique d’implantations – qu’il ne s’y conformerait pas et qu’il rappelait ses ambassadeurs en Nouvelle-Zélande et au Sénégal. La Malaisie et le Venezuela ne sont pas concernés par cette mesure, n’entretenant pas de relations diplomatiques avec Israël.

Le texte exhorte Israël à « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est ».

Il a été adopté vendredi par 14 des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, après la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto et de s’abstenir, contrairement à leur position habituelle sur ce dossier.

La résolution exhorte Israël à « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est », affirmant par ailleurs que les implantations « n’ont pas de valeur juridique » et sont « dangereuses pour la viabilité d’une solution à deux Etats ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé une « résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies ».

La Nouvelle-Zélande est un des 10 membres non permanents du Conseil de sécurité. Son mandat de deux ans s’achève ce mois-ci.