Yaalon exclut tout retrait de Cisjordanie
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Yaalon exclut tout retrait de Cisjordanie

Le ministre de la Défense estime que cela serait un danger pas seulement pour Israël, mais pour la Jordanie et l’AP elle-même

Mitch Ginsburg est le correspondant des questions militaires du Times of Israel

Benjamin Netanyahu, Premier ministre, Moshe Yaalon, alors ministre de la Défense, et Benny Gantz, alors chef d'Etat-major Benny Gantz, à Jérusalem, le 27 août 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Benjamin Netanyahu, Premier ministre, Moshe Yaalon, alors ministre de la Défense, et Benny Gantz, alors chef d'Etat-major Benny Gantz, à Jérusalem, le 27 août 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La guerre contre le Hamas menée cet été à Gaza a prouvé qu’un retrait de Cisjordanie serait à la fois irrationnel et obsolète, menaçant mortellement le royaume hachémite et l’Autorité palestinienne, et plaçant Israël plus encore en danger, a déclaré mardi le ministre de la Défense Moshe Yaalon.

« Immédiatement après l’opération Bordure protectrice, nous avons entendu le couplet : ‘c’est le moment venu pour un processus diplomatique’ » a-t-il déclaré avec un cynisme évident au cours d’une conférence sur la sécurité organisée par un think-tank de réflexion à Tel-Aviv.

Yaalon a dit qu’il y avait des appels, de l’intérieur du cabinet – une allusion apparente aux commentaires des ministres Tzipi Livni et Yair Lapid – et d’ailleurs, pour qu’Israël se retire des territoires, malgré le fait que de mai à juillet le Shin Bet a arrêté en Cisjordanie plus de 90 membres du Hamas dont le plan présumé était à la fois d’attaquer Israël et de renverser l’Autorité palestinienne.

« Dans cette situation, peut-on même envisager de restreindre la liberté d’action des forces de défense en Judée et Samarie? » a-t-il demandé, en utilisant les noms bibliques de la Cisjordanie. « Comment peut-on rationnellement arriver à cette conclusion ? Il est difficile pour moi de le comprendre ».

Un retrait, a déclaré Yaalon, faciliterait la montée « du Hamastan » en Cisjordanie, et serait suivi par des mortiers, plutôt que des roquettes sur l’aéroport international d’Israël.

Les bases aériennes militaires, à Ramat David en Galilée et à Nevatim dans le nord du Néguev, seraient sous la menace d’armes anti-aériennes. Et le territoire serait utilisé, comme dans la bande de Gaza, par des organisations du djihad mondial. « Qui peut se permettre ce genre de situation sécuritaire en Judée-Samarie? Et pas seulement vis-à-vis d’Israël, aussi vis-à-vis du Royaume hachémite. Pourrait-il survivre à cela ? ».

Au lieu de cela, Yaalon a suggéré d’abandonner les anciennes options et d’avancer « dans les nouvelles orientations auxquelles le Premier ministre a fait allusion hier [dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies] ».

Yaalon, qui a présenté les réalisations de la guerre, dimanche, a également félicité le commandement de la défense passive, reprenant à son compte une phrase de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah qui avait comparé la fragilité de l’Etat juif à « une toile d’araignée » : « Au cours des années 1990, a déclaré Yaalon, jusqu’à l’opération Pilier de défense en 2002, nous avons projeté cette faiblesse ».

« Je pense que lors de l’opération Bordure protectrice, nous avons placé des points d’exclamation, de manière à ce que Hassan Nasrallah aujourd’hui ne puisse plus répéter ce discours de la toile d’araignée » a-t-il fait savoir.

« Nous avons projeté notre force, notamment dans la capacité à se tenir debout et à endurer. Oui, 51 jours, 500 roquettes et mortiers, [mais] à la fin, en tant que société, nous sommes devenus plus forts ».

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