Le ministre de la Défense Moshe Yaalon a établi mardi une distinction entre le deuil expérimenté par les Israéliens, dont il a déclaré qu’ils étaient un peuple recherchant la vie et la paix, et par les ennemis qui « désirent » la mort et l’autodestruction.

Ses remarques sont intervenues en plein débat public sur le deuil, alors qu’une vague de violence qui dure depuis cinq mois, refuse de s’éteindre.

« Notre deuil est celui d’une société qui souhaite vivre, une société qui éduque nos garçons pour vivre, pour être humains, pour se comporter comme des êtres humains, à se battre pour la paix. C’est notre société, » a déclaré Yaalon à une conférence avec des membres de Yad Labanim, une association pour les familles israéliennes adoptées.

« Et s’opposant à nous il y a une société qui désire la mort, comme nous pouvons le voir autour de nous dans le bonheur d’un garçon devenant un martyre – une société qui ne respecte rien. »

« Notre société choisit la vie et ne recherche pas la guerre, mais lutte pour la paix et voit la guerre comme [un mal] nécessaire, a-t-il continué. De l’autre côté, il y a un élément qui désire la mort et entraine la dévastation, pas seulement contre nous contre lui-même. »

Les remarques du ministre de la Défense faisaient écho aux déclarations de lundi du chef de la police israélienne Roni Alsheich.

Il avait semblé prendre pour cible le présentateur radio Razi Barkai, qui avait déclenché un scandale en début de mois quand il avait mis sur le même plan le deuil des familles des terroristes palestiniens et celui des familles des victimes israéliennes.