Malgré l’échec des négociations avec l’Autorité palestinienne, l’Iran demeure la menace numéro un pour Israël, a déclaré mardi le ministre de la Défense Moshe Yaalon.

Yaalon a affirmé à la conférence de Herzliya, un rassemblement sur la sécurité et la défense, qu’Israël craint que sans la pression interne causée par les sanctions économiques et une menace crédible d’action militaire, l’Iran utilisera les négociations avec les puissances mondiales pour gagner du temps et devenir un Etat en mesure de produire une arme nucléaire sans préavis.

L’Iran et les 5+1 sont parvenus à un accord provisoire en novembre par lequel l’Iran limitait une partie de son programme nucléaire en échange d’un allègement des sanctions économiques paralysantes imposées par l’Occident.

Depuis janvier, les parties ont négocié les termes d’un accord final avec les puissances mondiales qui réglemente de façon permanente son programme nucléaire et l’ouvrira aux observateurs internationaux.

Les dernières négociations en mai ont amené peu de progrès, et avec la date limite du 20 juillet pour atteindre un accord final approchant à grands pas, les responsables américains ont rencontré des responsables iraniens pour des négociations directes à huis clos cette semaine avant la prochaine table ronde avec le reste des 5 +1 le 16 juin.

Yaalon a ajouté que le soutien de l’Iran du terrorisme au Moyen Orient et dans le monde est également une menace importante, notamment pour la stabilité des pays arabes tels que le Bahreïn, la Syrie et le Yémen.

« De notre point de vue, c’est la menace numéro un », a-t-il affirmé. « Le Hezbollah, le djihad et la terreur dans le plateau du Golan – l’Iran est derrière eux, ainsi que les attaques à travers le monde ».

« Le Hezbollah et le Jihad islamique à Gaza n’existeraient pas sans le soutien iranien sous la forme d’argent, d’armes et de formation », a-t-il ajouté.

L’Iran est le bienfaiteur principal du Hezbollah et les deux ont joué un rôle majeur dans le retournement de la situation de la guerre civile syrienne en faveur du président syrien Bashar el-Assad de l’année dernière. L’Iran a fourni des fonds et la formation militaire, tout en en donnant l’ordre au Hezbollah d’entrer dans la mêlée à la mi-2013.

Parlant du conflit israélo-palestinien, Yaalon a balayé les avertissements qu’Israël était en danger de devenir un Etat d’apartheid et a conseillé de ne pas prendre des mesures drastiques, telles que le retrait de la Cisjordanie.

« Le temps n’est pas contre nous, comme certains le prétendent », a-t-il déclaré.

« Le temps est du côté de ceux qui savent comment l’utiliser, et nous, en tant que dirigeants actuels, savons comment utiliser le temps correctement ».