Deux des trois hommes accusés d’avoir mis le feu à une école bilingue en novembre ont accepté un arrangement proposé par le procureur de district de Jérusalem, selon Ynet mardi.

Les accusés, Yitzhak Gabai et les frères Nahman et Shlomo Twitto, ont été inculpés en décembre pour avoir mis le feu le 29 novembre à l’école Yad Beyad Max Rayne de Jérusalem et taggué sur les murs de messages racistes tels que « Aucune coexistence avec un cancer » ; « Mort aux Arabes » ; et « Kahane avait raison », référence à feu le rabbin Meir Kahane, mentor du mouvement ultra-nationaliste juif.

L’école favorise la coexistence judéo-arabe et enseigne en arabe et en hébreu. L’attaque a été condamnée par les politiciens de tous bords, et des centaines de gens se s’étaient rassemblés en signe de solidarité avec l’école.

Le trio a été accusé d’incendie criminel, de vandalisme, d’incitation au racisme, d’incitation à la violence et à de soutien à une organisation terroriste. Ils sont âgés de 18 à 22 ans.

L’organisation terroriste en question est Lehava, à laquelle les trois suspects appartiennent, qui agit pour empêcher les mariages mixtes et la coexistence entre Juifs et Arabes en Israël.

Le procureur, selon Ynet, retirera les accusations contre Nahman Twitto de soutien à une organisation terroriste et d’incitation au racisme et ne qualifiera pas ses actions de crime de haine. En échange, l’accusé plaidera coupable pour incendie criminel, vandalisme et incitation à la violence.

Les accusations portées contre son frère, Shlomo Twitto, d’introduction par effraction seront annulées, mais il plaidera coupable pour incendie criminel et vandalisme.

Gabbaï, cependant, qui est représenté par les avocats Itamar Ben Gvir et Avichai Hajbi, a refusé l’arrangement.

Le service de sécurité du Shin Bet a déclaré en décembre que les trois avaient avoué les crimes et avaient expliqué que leur acte visait à «placer la question de l’objection à la coexistence et aux mariages mixtes au sommet de l’ordre du jour public et médiatique ».

Ben Gvir et Hajbi ont affirmé à l’époque que les aveux des trois étaient soutirés de force et ne seraient pas admissibles dans un procès.

« Nous avons rencontré les suspects cinq jours après l’interrogatoire du Shin Bet et constaté qu’ils avaient été victimes d’abus graves, privés de sommeil, leur causant une détresse émotionnelle, » avaient-ils dit, plaisantant que, sous cet interrogatoire poussé, ils auraient même avoué l’assassinat non résolu à ce jour de Haim Arlozorov en 1933.

Le chef de Lehava Bentzi Gopstein a déclaré en décembre que son organisation n’agit pas illégalement et a accusé le Shin Bet dans un communiqué d’essayer de nuire à Lehava pour contrecarrer son « action sainte de secours aux filles d’Israël ».

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article