Le Hamas a critiqué dimanche l’Autorité palestinienne pour avoir failli dans l’assistance aux réfugiés palestiniens vivant en Syrie, alors que le plus grand camp de réfugiés du pays tombait entre les mains de l’État islamique.

« Le rôle de l’Autorité palestinienne a diminué dans la gestion de cette dernière crise », a déclaré dimanche le représentant du Hamas au Liban Ali Barakeh au quotidien affilié à son mouvement Al-Resalah. « C’est contraire aux efforts déployés par l’OLP par le passé pour résoudre les précédentes crises dans le camp. »

Au cours des deux dernières années, le président de l’AP Mahmoud Abbas a envoyé un certain nombre de délégations en Syrie, demandant au président Bashar el-Assad de ne pas impliquer les Palestiniens dans la guerre civile qui fait rage en Syrie depuis mars 2011 . en vain.

Il a même étudié la possibilité d’absorber en Cisjordanie les réfugiés palestiniens de Syrie ; une idée qui a été abandonnée – selon ce qu’il a révélé au Times of Israel – après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exigé qu’ils renoncent par écrit à leur « droit au retour ».

Samedi, le chef des Relations extérieures du Hamas, Osama Hamdan, a accusé dans une interview télévisée Abbas et l’OLP d’avoir « exclu les réfugiés de leurs calculs ».

Pendant ce temps, le chef politique du Hamas, Khaled Meshaal, a été engagé dans une série de conversations téléphoniques diplomatiques afin de tenter « d’épargner le sang palestinien » selon une information publiée samedi par le Centre d’information palestinien du Hamas. Il n’est pas précisé avec qui Meshaal s’était entretenu.

S’exprimant dimanche à la station de radio Mawtini, le dirigeant de l’OLP Ahmad Majdalani a décrit les conditions difficiles qui prévalent dans le camp. L’État islamique, a-t-il dit, a commencé par accuser les activistes palestiniens d’apostasie et les a décapiter, en suspendant les têtes coupées à travers le camp. Il a également emprisonné plus de 75 enfants et adultes dans une école locale.

« Ce que fait l’EI nous rappelle ses activités terroristes dans le Nord de la Syrie et en Irak », a-t-il dit.

Majdalani a annoncé à al-Resalah qu’une délégation de haut rang de l’OLP partira bientôt pour la Syrie pour tenter de résoudre la situation avec les responsables locaux.

Pendant ce temps, a-t-il dit, les négociations de l’OLP avec la Croix-Rouge et l’UNRWA ont permis à environ 2 000 habitants de fuir le camp vers des quartiers de Damas situés à proximité.