L’Iran, accusé de soutenir au Yémen les rebelles chiites Houthis, ne peut pas contribuer à une solution dans ce pays en guerre, a affirmé lundi à New York le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abdulmalik al-Mekhalafi.

« L’Iran est la cause du problème. L’Iran continue de soutenir les Houthis, les armes iraniennes passent en contrebande, l’Iran est une partie du problème, pas la solution », a déclaré à des journalistes le ministre en réponse à une question pour savoir si Téhéran pouvait contribuer à une solution politique au Yémen.

Al-Mekhalafi s’exprimait au siège des Nations unies à l’issue d’un déjeuner d’envergure auquel avaient été conviées par le Yémen et l’Arabie saoudite la majorité des missions diplomatiques auprès de l’ONU.

« L’Iran n’a aucun rôle à jouer dans la région », a renchéri l’ambassadeur saoudien auprès des Nations unies, Abdallah Al-Mouallimi.

Au cours de cette rencontre diplomatique, les organisateurs ont souligné l’importance de l’aide humanitaire apportée par l’Arabie saoudite au Yémen, estimée à plus de 8,2 milliards de dollars.

L'artillerie de l'armée saoudienne tirant vers le Yémen à partir d'une position près de la frontière saoudo-yéménite, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, le 13 avril 2015. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

L’artillerie de l’armée saoudienne tirant vers le Yémen à partir d’une position près de la frontière saoudo-yéménite, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite, le 13 avril 2015. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Ces dernières semaines, l’Arabie saoudite, qui dirige au Yémen une coalition militaire arabe luttant contre les rebelles Houthis, a été plusieurs fois pointée du doigt, pour le nombre d’enfants victimes de la guerre ou pour des entraves à l’acheminement de l’aide humanitaire.

La guerre au Yémen a fait, depuis le début de l’intervention de la coalition en mars 2015, plus de 8 000 morts, majoritairement des civils.

Toutes les médiations de l’ONU et sept accords de cessez-le-feu ont échoué à mettre fin au conflit. Le choléra, réapparu en avril dans ce pays pauvre de la péninsule arabique d’environ 27 millions d’habitants, a fait déjà plus de 1 800 morts.