Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se réuniront jeudi à Ryad avec au menu la guerre au Yémen, a annoncé lundi le chef du groupe régional, Abdellatif Zayani.

Au cours de leur réunion, préparatoire à un sommet consultatif du CCG prévu le 5 mai à Ryad, les ministres évoqueront « des questions vitales pour la marche du CCG et les développements dans la région, dont la crise yéménite », a ajouté Zayani dans un communiqué.

Les monarchies sunnites du Golfe participent, à l’exception du sultanat d’Oman, à la coalition qui, sous la conduite de Ryad, mène depuis le 26 mars des raids aériens au Yémen pour empêcher une rébellion chiite de prendre le contrôle de l’ensemble de ce pays frontalier de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Malgré l’annonce le 21 avril par Ryad de la fin de la campagne aérienne intensive appelée « Tempête décisive » et le début d’une nouvelle phase baptisée « Redonner l’espoir », la coalition a poursuivi ses raids quotidiens au Yémen.

Le Conseil des ministres saoudien a indiqué lundi que les neuf pays arabes de la coalition cherchent, via la nouvelle phase de leur intervention, à aider « le peuple yéménite à rétablir sa sécurité et sa stabilité, à l’abri de toute hégémonie ou ingérence étrangère destinée à fomenter des troubles et une sédition confessionnelle », une allusion à l’Iran chiite accusé de soutenir les rebelles au Yémen.

Dans un communiqué publié au terme de sa réunion hebdomadaire sous la conduite du roi Salmane, le Conseil a ajouté que la coalition avait « imposé une maîtrise de l’espace aérien (du Yémen), parant à toute agression contre le royaume saoudien et les autres pays de la région ».

Le CCG –qui groupe l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Oman, le Koweït et le Qatar– tient, outre un sommet ordinaire en décembre de chaque année, un sommet « consultatif », généralement au printemps.

Les dirigeants des six monarchies devraient être reçus le 13 mai à la Maison blanche, à la veille d’un sommet convoqué par le président Barack Obama à Camp David, pour les rassurer sur l’accord-cadre conclu avec l’Iran sur son programme nucléaire controversé.