Des affrontements ont eu lieu dimanche tôt dans la matinée entre la police et des activistes d’extrême-droite dans l’implantation de Yitzhar en Cisjordanie.

La police recherchait le domicile d’un couple suspect d’avoir participé à une attaque “Prix à payer”.

Au cours des heurts, les activistes ont jeté des pierres et endommagé un véhicule de police.

Le couple a été arrêté car soupçonné d’avoir perpétré une attaque raciste dans la ville d’Umm-el Fahem dans le nord du pays.

Au cours de cette attaque qui a eu lieu le mois dernier, des vandales ont mis le feu à une mosquée et ont écrit sur ses murs des tags racistes.

“Prix à payer” est le terme utilisé pour qualifier ces actes de vandalisme et de violence, associés à un mouvement dans les implantations qui vise à venger les attaques palestiniennes et à protester contre une politique du gouvernement israélien perçue comme “pro-palestinienne”.

Mosquées, églises, mouvements associés à la gauche et même bases militaires ont été pris pour cibles.

Yitzhar, foyer des éléments les plus extrémistes des implantations, a été le point de depart de la violence entre activistes d’extrême-droite et forces de sécurité israéliennes.

« La ministre de la Justice Tzipi Livni et le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovich, ont convenu de se rencontrer cette semaine, en présence de responsables de la police, des services de sécurité (intérieure, Shin Beth), de l’armée et de la justice pour décider d’un plan d’action rigoureux », a indiqué le journal Yediot Aharonot.

Un ancien chef du Shin Bet, Carmi Gillon, a dénoncé le refus des services de sécurité israéliens de « traiter ces groupuscules juifs comme n’importe quel groupuscule terroriste ».

« Au Shin Beth, l’expression ‘on ne peut pas’ n’existe pas, c’est plutôt ‘on ne veut pas' », a déclaré samedi Gillon, cité par la radio militaire israélienne.