Le bureau du procureur général prévoit de tenir une réunion d’urgence mercredi après-midi pour discuter de l’escalade de la violence entre des extrémistes juifs de Cisjordanie et les forces de sécurité israéliennes, violemment prises à partie.

Parmi les participants, le chef de la police Yohanan Danino, le chef du Commandement central Nitzan Alon, ainsi que des responsables sécuritaires et des représentants du bureau du procureur général.

Le ministre de la Sécurité intérieure Yitzhak Aharonovitch a vivement condamné la violence de ces groupes à l’encontre des soldats et des officiers de police. « Celui qui s’en prend à un soldat ou à un policier est tout simplement un terroriste », a déclaré mercredi Aharonovitch à la radio, promettant « des vagues d’arrestations ».

Et d’assurer que les enquêteurs ont réalisé des progrès dans l’enquête sur la récente vague de violence.

« Tous ceux qui s’en sont pris aux officiers de police ou à des soldats vont payer un lourd tribut », promet-il.

Lors d’un toast en l’honneur des fêtes de Pessah, la ministre de la Justice, Tzipi Livni, a déclaré que ces violences sont le résultat de l’absence d’accord de paix avec les Palestiniens. Et d’affirmer que tout individu attaché aux valeurs démocratiques ne peut tolérer de tels incidents.

De violents heurts entre soldats israéliens et résidents juifs de Yitzhar ont fait huit blessés lors du démantèlement dans la nuit de lundi à mardi de constructions non autorisées dans l’implantation cisjordanienne.

Les violences ont repris dans la nuit de mardi à mercredi à Yitzhar, quand des extrémistes juifs ont à nouveau attaqué des soldats israéliens.

L’armée israélienne craint que la violence des extrémistes de droite ne monte d’un cran contre les forces de sécurité en Cisjordanie et réclame l’instauration de consignes pour répondre aux agressions des « terroristes juifs ».