Le chef de la police du district de Jérusalem, Yoram Halevi, a accusé lundi les ultra-orthodoxes d’être responsables des violences policières dont ils ont été victimes durant une manifestation de la veille.

Selon Haaretz, Halevi a déclaré que la police est « tombée dans le piège. »

« Quelqu’un nous a traînés là-bas [… et] quelqu’un a voulu que nous réagissions comme nous l’avons fait. Après tout, sans nous, il n’y a probablement pas de manifestation. »

Il réagissait aux affrontements de dimanche entre plusieurs centaines de Juifs ultra-orthodoxes et la police dans la capitale. Les manifestants protestaient contre une décision de justice la semaine dernière qui a rejeté la proposition de loi de la Knesset qui ajournait l’enrôlement des hommes ultra-orthodoxes.

La police a utilisé des canons à eau et a dépêché des agents pour tenter de disperser la foule. Un des manifestants a filmé un agent de police en train de frapper un manifestant ultra-orthodoxe au sol, sans provocation apparente. D’autres vidéos montraient des agents en train de cogner et de frapper des manifestants neutralisés, et des chevaux qui piétinent des manifestants.

Halevi a indiqué que les exigences de la police étaient complexes.

« Nous avons les ultra-orthodoxes, nous avons [les Palestiniens à] Jérusalem Est, maintenant nous avons les handicapés ; qu’est-ce que vous attendez de nous au juste ? », a-t-il dit demandé, faisant allusion aux manifestations des personnes handicapées qui bloquent les autoroutes depuis quelques semaines.

Il a déclaré que la police savait que les manifestants tenteraient de provoquer la police pour que cette dernière réagisse violemment.

« La manifestation était fondamentalement violente, a-t-il dit. C’était un appel à la violence. Nous étions préparés à la violence, et nous savions que cela finirait comme ça, parce que c’est ainsi qu’ils voulaient que nous nous comportions, que nous réagissions. »

Halevi a admis que la police a commis des erreurs, mais que dans l’ensemble, elle a fait preuve de professionnalisme, et a ajouté que la police enquêtera sur les agents qui ont fait un usage de la force non justifié.

Affrontements entre policiers et Juifs ultra-orthodoxes pendant une manifestation contre le service militaire, à Jérusalem, le 17 septembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Affrontements entre policiers et Juifs ultra-orthodoxes pendant une manifestation contre le service militaire, à Jérusalem, le 17 septembre 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)