Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, a déclaré vendredi qu’il était « dégoûté » par le comportement de deux de ses collègues, députés du Likud, qui ont crié sur les membres des familles endeuillées des soldats tombés au combat lors d’une réunion d’une commission de la Knesset mercredi.

Les députés Likud, David Bitan et Miki Zohar, ont eu un échange vif avec les familles des soldats de l’armée tués lors d’une réunion de la Knesset, ils ont été ensuite critiqués par le bureau du Premier ministre.

Zohar s’est excusé vendredi pour ses commentaires, visant Lea Goldin, dont les restes de la dépouille de son fils sont encore entre les mains du Hamas à Gaza. Bitan, entre-temps, a été vu en train d’embrasser le père qu’il avait traité de « menteur », peu de temps après l’audition à la Knesset.

« J’ai parlé avec Eli Ben Shem, le dirigeant de Yad Labanim [une organisation qui soutient les familles de soldats morts] », a écrit Edelstein sur Facebook « et je lui ai exprimé ma profonde tristesse et dégoût face aux remarques inutiles et malheureuses faites » lors du débat public à propos de la gestion du gouvernement de la guerre de Gaza en 2014.

« Les portes de la Knesset et les cœurs des élus étaient et resteront ouverts aux familles endeuillées et nous continuerons à nous tenir avec eux pour toujours », a déclaré Edelstein.

Le journal Yedioth Ahronoth a signalé vendredi que les parents qui ont été critiqués lors de l’audience demandent que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Edelstein émettent une dénonciation claire de Bitan et Zohar, tandis que les deux députés du Likud ont demandé une rencontre avec les parents pour lisser les choses.

« Les familles disent qu’elles ne sont pas prêtes pour cela ».

Les commentaires d’Edelstein ont été prononcés suite à l’incident sans précédent lors d’une commission spéciale de contrôle de l’Etat de la Knesset à laquelle Netanyahu a participé pour débattre d’un rapport de contrôleur de l’Etat, publié en février, qui révélait de graves échecs de l’armée et du gouvernement avant et pendant le conflit de 50 jours connu en Israël sous le nom de l’opération Bordure protectrice.