TEHERAN, (AFP) – Israël utilise la question du programme nucléaire iranien pour détourner l’attention de la communauté internationale de l’occupation en Palestine, a affirmé mardi le chef de la diplomatie iranienne.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu critique régulièrement l’accord intérimaire conclu à Genève en novembre dernier entre les grandes puissances et l’Iran.

Celui-ci a servi à geler pendant six mois les activités nucléaires sensibles de Téhéran en échange d’une levée partielle des sanctions occidentales, mais qui selon lui n’empêchera pas l’Iran de se doter de l’arme atomique.

Netanyahu avait dénoncé lundi l’Iran qui « veut détruire l’Etat juif » à l’occasion des commémorations de la journée internationale de Shoah.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

« Sous le prétexte de l’énergie nucléaire pacifique de l’Iran, les sionistes ont toujours tenté de détourner l’attention des gouvernements et des opinions publiques de leurs propres crimes en Palestine », a déclaré Mohammad Javad Zarif, cité dans un communiqué.

Il s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec Djibril Rajoub, haut dirigeant de l’Autorité palestinienne, qui effectue une rare visite en Iran.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait participé au sommet des pays non-alignés en août 2012.

Pour sa part, M. Rajoub, cité dans le communiqué, a affirmé que le Fatah, le mouvement du président Abbas, « ne stoppera pas la résistance avant l’établissement d’un gouvernement palestinien indépendant » à Jerusalem-Est, occupé et annexé par Israël.

L’Iran, grand allié du Hezbollah libanais et qui soutient les mouvements islamistes palestiniens, ne reconnaît pas Israël et affirme régulièrement que l’Etat hébreu est voué à disparaître.