Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a révélé mardi que son pays autoriserait l’aviation russe à utiliser ses bases pour bombarder les rebelles syriens, ce qui représente un retour partiel à un accord précédent, qui avait été suspendu quand Moscou avait affirmé que ses avions opéraient depuis l’Iran, irritant ainsi les élus iraniens.

Zarif a dit à Reuters que Téhéran permettrait l’utilisation de bases aériennes iraniennes pour lancer des frappes contre des groupes de l’opposition syrienne uniquement « au cas par cas ».

L’Iran et la Russie coopèrent étroitement en Syrie et fournissent un soutien politique, financier et militaire au régime du président Bashar el-Assad. L’Iran est le principal allié régional d’Assad, et a fourni un soutien constant au régime.

L’implication militaire de la Russie comprend des frappes aériennes et des soldats déployés au sol contre les rebelles cherchant à évincer Assad du pouvoir.

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, avec le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, le 23 novembre 2015. (Crédit : Alexei Druzhinin/Sputnik/AFP)

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, avec le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, le 23 novembre 2015. (Crédit : Alexei Druzhinin/Sputnik/AFP)

En août dernier, le ministère russe de la Défense avait révélé que ses avions menaient des missions de bombardement depuis des bases iraniennes, mais la stratégie avait été rapidement annulée quand certains députés iraniens avaient protesté, affirmant qu’il était contraire à la constitution du pays d’autoriser des forces étrangères à utiliser les bases sur son territoire, et quand le ministre iranien de la Défense avait déploré que Moscou rende publiques ces activités.

« La Russie n’a pas de base militaire [en Iran], nous avons une bonne coopération, et au cas par cas, quand il est nécessaire pour les Russes qui combattent le terrorisme d’utiliser les installations iraniennes, nous prendrons une décision », a déclaré Zarif.

Zarif fait partie de la délégation qui accompagne le président iranien Hassan Rouhani à Moscou, où il doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine, a annoncé Reuters.

Ce mois-ci, un responsable iranien a confirmé que les avions russes utilisaient encore l’espace aérien iranien pour mener des frappes en Syrie.

Le conflit, qui aurait fait plus de 320 000 morts, a commencé en 2011 par des manifestations pacifiques contre le gouvernement d’Assad.

L’AFP a contribué à cet article.