Le Haut-commissaire des Nations-Unies pour les Droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a demandé instamment vendredi aux autorités israéliennes de « prendre des mesures urgentes pour mettre un terme « aux incidents causant des « morts et des blessés » lors de manifestations dans les Territoires occupés.

Le Haut-commissaire a également demandé à Israël de mener une enquête sur « ces incidents », dans un communiqué publié à Genève.

Un responsable palestinien, Ziad Abou Eïn, est mort mercredi à la suite de heurts avec des soldats israéliens en Cisjordanie.

Selon un porte-parole du gouvernement palestinien, Israël « est responsable du meurtre » de Ziad Abou Eïn, qui a été enterré jeudi.

Ziad Abou Eïn est mort à la suite d’incidents survenus lors d’une manifestation qui se voulait pacifique près d’un village de Cisjordanie, provoquant l’indignation des Palestiniens.

Les incidents qui « sont survenus avant » le décès du responsable palestinien doivent faire l’objet d’une « enquête approfondie », selon M. Zeid, qui a également présenté ses condoléances à « la famille de Ziad Abou Eïn et au peuple palestinien ».

M. Zeid a aussi évoqué le cas d’un adolescent palestinien, très grièvement blessé à la tête par un tir de l’armée israélienne le 10 décembre également, lors de heurts dans le camp de réfugiés de Jelazoun, en Cisjordanie.

Ces affrontements avaient éclaté après la mort de Ziad Abou Eïn.

« Les blessures de cet enfant doivent également faire l’objet d’une enquête approfondie », a déclaré M. Zeid.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a souhaité qu’une « enquête rapide et transparente soit menée » sur la mort du ministre palestinien Ziad Abou Eïn mercredi dans des heurts avec des soldats israéliens, dans une déclaration au ton très modéré.

Cette déclaration unanime, publiée dans la nuit de vendredi à samedi, « prend note de la volonté du gouvernement d’Israël de mener une enquête conjointe sur cet incident ».

Sans émettre de condamnation explicite, les 15 membres du Conseil « expriment leur chagrin » et leurs condoléances et se contentent de rappeler que Ziad Abou Eïn est mort « après une manifestation dans le village palestinien de Turmus Ayya ».

Les membres du Conseil « encouragent les parties prenantes à s’assurer qu’une enquête rapide et transparente est menée ».

Ils les appellent aussi à « faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute mesure qui pourrait déstabiliser davantage la situation ».

Durant la seule année 2014, indique le Haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU, il y a eu au moins 50 décès de Palestiniens lors d’incidents impliquant les forces de l’ordre israéliennes, en Cisjordanie et Jérusalem-Est.

C’est presque le double du bilan de 2013, qui faisait état de 27 décès palestiniens dans les mêmes circonstances.