Les censures militaires israéliennes ont autorisé dimanche la publication de l’identité du gardien de sécurité israélien qui, la semaine dernière, a abattu et tué deux ressortissants jordaniens près de l’ambassade d’Israël à Amman, tout en étant attaqué par l’un d’entre eux avec un tournevis.

Les officiels ont confirmé l’identité de l’homme, Ziv Moyal, 28 heures après que les médias jordaniens ont publié une photo de la carte d’identité diplomatique de ce dernier, avec son image et son nom.

Vendredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé qu’une enquête préliminaire avait été lancée concernant l’attaque du 23 juillet. L’annonce est survenue après que la Jordanie a annoncé que le personnel de l’ambassade d’Israël, qui est revenu en Israël lundi après l’incident violent, ne serait pas autorisé à retourner à Amman jusqu’à ce qu’une enquête soit ouverte.

La Jordanie a pressé Israël d’enquêter sur l’incident qui a provoqué un conflit diplomatique majeur entre les deux pays. Les deux nations naviguaient déjà dans des relations tendues suite à l’escalade de la violence sur le mont du Temple à Jérusalem, administré par une fiducie contrôlée par la Jordanie.

Vendredi, des centaines de Jordaniens ont manifesté près de l’ambassade d’Israël à Amman au sujet de l’incident, demandant au gouvernement d’annuler le traité de paix de 1994 avec Israël.

Le ministère des Affaires étrangères a déclaré vendredi dans un communiqué qu’Israël avait lancé une procédure d’enquête sur l’incident, conformément aux procédures judiciaires appropriées dans de telles circonstances.

Des manifestants jordaniens brandissent des drapeaux nationaux et scandent des slogans durant une manifestation à proximité de l'ambassade israélienne dans la capitale d'Amman, le 28 juillet 2017, appelant à la fermeture de l'ambassade, au renvoi de l'ambassadeur et à l'annulation du traité de paix de 1994 avec Israël. (Crédit : KHALIL MAZRAAWI/AFP)

Des manifestants jordaniens brandissent des drapeaux nationaux et scandent des slogans durant une manifestation à proximité de l’ambassade israélienne dans la capitale d’Amman, le 28 juillet 2017, appelant à la fermeture de l’ambassade, au renvoi de l’ambassadeur et à l’annulation du traité de paix de 1994 avec Israël. (Crédit : KHALIL MAZRAAWI/AFP)

« Le procureur de l’Etat (israélien) (Shai Nitzan), en coordination avec le procureur général (Avichai Mandelblit), a demandé à tous les organismes concernés de soumettre tous les documents connexes qu’ils possèdent », selon le communiqué.

« Dans le cadre des relations israélo-jordaniennes, Israël tiendra la Jordanie au courant des développements et des conclusions l’enquête », a déclaré le ministère.